Autorité parentale : qui, quoi, comment, pourquoi ?

L’autorité parentale est une notion large qui englobe les droits et les devoirs qu’ont tous les parents à l’égard de leur enfant, jusqu’à ses 18 ans. Ainsi tes parents peuvent prendre toutes sortes de décisions te concernant, par exemple au niveau philosophique, scolaire, culturel, médical, ou concernant la gestion de tes biens. Les décisions qu’ils prennent doivent leur permettre de t’éduquer et d’assumer leurs responsabilités parentales, dans ton intérêt. Il va de soi que tes parents ne vont pas exercer l’autorité parentale de la même façon entre tes premières années et ton adolescence. Tu vas progressivement acquérir une certaine autonomie en grandissant, l’autorité de tes parents va donc évoluer avec ton développement.

Quels sont les droits et devoirs de mes parents ?

L’autorité parentale porte sur 3 sortes de décisions :

  • Celles qui concernent ta personne : les décisions liées à ton mode de vie (règles d’hygiène, heures de lever et de coucher, décisions concernant la santé, etc.), à ta surveillance (fréquentations, lectures, usage d’internet, etc.) et à ton éducation (choix de la langue d’éducation, d’une école, etc.). Ils te représentent en justice. Ils sont responsables si tu causes un dommage à quelqu’un. Ils doivent t’héberger, t’entretenir, te surveiller, t’éduquer et te former en fonction de leurs moyens.
  • Celles qui concernent tes biens : Si tu as reçu un héritage, une donation, des indemnisations, par exemple, tant que tu es mineur, tu n’as pas le droit de gérer ces biens seul. Ce sont donc tes parents qui s’en chargent (parfois il leur faudra l’autorisation du Juge de Paix). En revanche, si tu travailles, c’est toi qui gères tes revenus.
  • Celles qui concernent une modification de ton statut : les parents décident de donner ou non leur accord pour que tu te maries, que tu sois adopté ou si tu demandes ton émancipation.

Qui a l’autorité parentale ?

Ce sont normalement tes parents (ou tes parents adoptifs) qui ont ensemble l’autorité parentale. Si tu n’as qu’un parent, il est la seule personne à avoir l’autorité parentale. Tes beaux-parents n’ont pas d’autorité parentale à ton égard.

Si tu es mineur et que tu as toi-même un enfant, tu as tous les attributs de l’autorité parentale vis-à-vis de ton enfant, même si tu restes toi-même sous l’autorité de tes parents pour les questions qui te concernent.

Si tes parents sont décédés, que tu n’en as pas ou qu’ils ne peuvent pas exercer l’autorité parentale, un tuteur est désigné pour accomplir ce rôle à leur place. Ce système est encadré, et le tuteur devra rendre des comptes au Juge de Paix chaque année.

En pratique, ça se passe comment ?

Tes parents, même s’ils vivent séparément, prennent ensemble toutes les décisions qui te concernent. Bien entendu, s’ils ne vivent pas ensemble, les règles de la vie quotidienne ne doivent pas être identiques chez chacun d’eux, l’idée est que les principes et valeurs soient cohérents pour toi. Pour toutes les décisions importantes (comme ton inscription scolaire, tes choix d’options, etc), ils doivent se concerter. S’ils ne sont pas d’accord, le Juge de la Jeunesse permettra à un parent de décider seul sur le point qui pose un problème.

Si tes parents sont en grave désaccord sur plusieurs questions qui te concernent, ou s’ils sont d’accord mais que leur décision est contraire à ton intérêt, le Juge pourra décider que seul l’un des parents exercera encore l’autorité parentale. Cela ne veut pas dire que tu n’auras plus de relations avec l’autre parent, ni qu’il ne sera pas au courant des décisions qui te concernent.

Et si cela se passe mal ?

Si tu es victime de négligence, mauvais traitement, ou que tes parents abusent de leur autorité, entre autres, le tribunal de la jeunesse peut retirer l’autorité parentale d’un parent, partiellement ou totalement. Il intervient pour sauvegarder ton intérêt. Face à une telle situation, nous te conseillons de te tourner vers un proche ou un professionnel qui te soutiendra et t’accompagnera. N’hésite pas à prendre contact avec Infor Jeunes si tu as besoin d’aide, d’accompagnement ou de réponses à tes questions.

Association de fait ou ASBL : laquelle choisir ?

Tu souhaites créer un club de pétanque, un groupe d’aide aux plus démunis, ou encore un comité de village ? Tu ne sais pas quelle forme juridique choisir pour ton association ? Tu es au bon endroit ! On t’explique les différences entre « association de fait » et « ASBL » pour t’aider à y voir plus clair et faire le bon choix !

1. Tu es libre de t’associer

Quel que soit la raison qui amène plusieurs personnes à se regrouper pour réaliser un projet commun, elles bénéficient de ce qu’on appelle la « liberté d’association ». L’article 27 de la Constitution belge dispose que « Les Belges ont le droit de s’associer ; ce droit ne peut être soumis à aucune mesure préventive ». Cette liberté d’association n’est toutefois pas illimitée. Les groupements dont l’objet serait contraire à l’ordre public ou aux bonnes mœurs peuvent être interdits.

2. L’association de fait, pour qui et pour quoi ?

L’association de fait est la forme de société la plus simple : il s’agit d’une association sans personnalité juridique. Elle se concrétise généralement par un regroupement spontané de deux ou plusieurs personnes autour de la réalisation de projets qu’elles nourrissent en commun (par exemple : un club de sport).

➡️ Concrètement, l’absence de personnalité juridique entraîne plusieurs conséquences :

  •  L’association ne peut pas conclure de contrats ;
  • Elle n’a pas de patrimoine propre et ne peut donc pas acquérir de droits sur des meubles ou des immeubles, par exemple ;
  • Si l’association de fait comporte un nombre élevé de membres, l’introduction d’une action en justice peut se révéler difficile. En effet, chaque membre de l’association doit agir séparément et justifier d’un intérêt ;
  •  Lorsque l’association commet une faute, un accident, etc. et qu’un jugement est prononcé contre elle, l’obligeant à réparer le préjudice, ce sont les biens du groupement et les biens propres des membres qui peuvent être saisis. On parle alors de responsabilité illimitée. C’est souvent en raison de ce risque que les associés choisiront d’adopter le statut d’ASBL.

Attention ! Avant d’entreprendre les formalités nécessaires pour constituer une ASBL, il conviendra parfois de vérifier si le caractère informel de l’association de fait ne suffit pas pour réaliser les activités que le groupement envisage.

3. L’association sans but lucratif (ASBL)

Les associations sans but lucratif constituent la principale forme de mise en œuvre du droit à la liberté d’association. Moyennant le respect de quelques conditions, notamment des conditions de publicité (rendre un certain nombre d’informations accessibles à tout un chacun), une association qui ne cherche pas à enrichir ses membres (les profits éventuels sont réinjectés dans l’ASBL) et qui n’exerce pas une activité industrielle ou commerciale peut acquérir automatiquement la personnalité civile.

Cela signifie que l’association devient une personne morale sur le plan juridique, c’est-à-dire qu’elle dispose d’un patrimoine distinct de celui de ses membres, et qu’elle est capable d’introduire une action en justice tout comme le ferait une personne physique.

Il existe en Belgique des dizaines de milliers d’ASBL et il s’en crée tous les jours. Il peut s’agir de groupements d’importance très variable, aux raisons sociales les plus diverses. Par exemple : des groupements d’opinion, des associations professionnelles, des groupes de loisirs, des services non lucratifs offerts au public comme un centre Infor Jeunes, des établissements d’enseignement, de soins…

4. Tableau récapitulatif

C’est la Journée Mondiale de Lutte contre le Sida

Ce 1er décembre, c’est la journée mondiale de lutte contre le SIDA. Par solidarité à la lutte contre ce virus, tu peux porter un ruban rouge, si tu le souhaites rends-toi dans un centre Infor Jeunes pour t’en procurer un !

DU VIH AU SIDA

Découvert dans les années 80, le virus du SIDA (Syndrôme d’ImmunoDéficience Acquise) affaiblit le système de défense naturelle du corps et le rend « perméable » à toute une série d’infections et de maladies.

L’apparition de ces maladies marque le passage de la séropositivité, la personne est porteuse du VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine), au stade de la maladie qu’est le SIDA (Syndrome d’ImmunoDéficience Acquise).

Les médicaments permettent de stopper l’évolution du VIH et son impact sur le corps. Actuellement, si les personnes séropositives (infectées par le VIH) prennent bien leur traitement, elles ne seront pas atteintes du SIDA.

LES CHIFFRES

Selon le rapport de l’ONUSIDA, en 2020, 37.7 millions de personnes vivaient avec le VIH en 2020 : 36 millions d’adultes et 1.7 million d’enfants (0-14 ans). 53 % d’entre elles sont des femmes et des filles.

Cette même année, 1.5 million de personnes ont été infectées par le VIH. Et 680 000 de personnes sont décédées de maladies liées au SIDA.

À la fin décembre 2020, 27.5 millions de personnes avaient accès au traitement antirétroviral, soit une augmentation de 7.8 millions par rapport à 2010.

TRANSMISSION

Le virus du SIDA est présent dans tous les liquides biologiques de l’organisme des personnes séropositives, mais n’ont pas tous le même pouvoir contaminant.

Il existe trois modes de transmission :

  • Par voie sexuelle : les risques sont les plus élevés lors de rapports avec pénétration vaginale ou anale sans protection ;
  • Par le sang : lors du partage de seringues entre usagers de drogue, transfusion sanguine (extrêmement rare), plaies accidentelles provoquées par du matériel infecté (risque faible) ;
  • Par la grossesse, l’accouchement et l’allaitement : grâce aux traitements actuels, le risque de transmission de la mère à l’enfant est fortement diminué.

Pour se protéger du VIH et des IST (infections sexuellement transmissibles), l’outil de prévention à privilégier est le préservatif : bien utilisé, il est fiable à 100 %, et le dépistage.

DÉPISTAGE

Les tests actuels permettent de détecter la présence du virus avec certitude 6 semaines après la prise de risque. Tu peux réaliser un dépistage chez un médecin, dans un centre de planning familial, une maison médicale, au centre de référence SIDA (centre médical spécialisé dans l’accompagnement, le soutien et le dépistage du VIH) ou dans un centre de dépistage anonymement et gratuitement. Il faut donc attendre 6 semaines après un contact potentiellement à risque pour être certain d’un résultat négatif. Il existe également un test rapide d’orientation diagnostique (TROD), qui permet de tester ta sérologie toi-même, sans l’aide d’un professionnel de la santé. Il se fait en prélevant un peu de sang au bout du doigt et donne un résultat après quelques minutes. Il est fiable si un délai de 3 mois s’est écoulé depuis la prise de risque. S’il est positif, il doit être confirmé par un test classique.

TRAITEMENT

À l’heure actuelle, le SIDA reste une maladie mortelle en l’absence de traitement. Il existe néanmoins un traitement (la trithérapie ou traitement antirétroviral) bloquant l’évolution du virus vers le stade SIDA et prévenant l’apparition de diverses infections. Il permet aux personnes vivant avec le VIH de rester en bonne santé et d’atteindre la même espérance de vie que le reste de la population, même si elles ne sont pas techniquement guéries. De plus, en empêchant le virus de se multiplier, le traitement diminue la charge virale, c’est-à-dire la quantité du virus dans le sang. En prenant correctement son traitement, une personne séropositive peut réduire sa charge virale jusqu’à ce qu’elle devienne inférieure au seuil de détection en laboratoire. On dit alors que la charge virale est indétectable et la personne séropositive ne transmet alors plus le VIH lors de relations sexuelles.

Si tu as pris un risque avéré, il existe également un traitement d’urgence appelé TPE (Traitement Post Exposition) à prendre le plus tôt possible et au plus tard 72 heures après le risque. Pour t’en procurer un, tu dois te rendre aux urgences d’un hôpital spécialisé dans le VIH. Le traitement est toujours gratuit mais le suivi est facturé et remboursé par les mutuelles. Le TPE est rarement disponible en dehors des centres médicaux spécialisés dans le VIH. En dehors du milieu hospitalier spécial, le TPE est payant.

SIDA & COVID

Aujourd’hui, rien n’indique que les personnes vivant avec le VIH, sont les plus à risque d’être infectée par la COVID-19 que le reste de la population générale.

Cependant, les personnes vivant avec le VIH et positifs à la COVID_19, subissent des conséquences plus graves et présentent des comorbidités plus importantes que les personnes ne vivant pas avec le VIH.

Les fermetures engendrées par la COVID-19 et d’autres restrictions ont perturbé le dépistage du VIH et, dans de nombreux pays, ont entraîné une chute brutale des diagnostics et des orientations vers des traitements contre le VIH.

Plus d’info ?

Pôle hainuyer – Cours préparatoires en sciences humaines et sociales à destination des élèves de fin de secondaire

Tu termines tes études secondaires et tu souhaites entamer des études supérieures en sciences humaines et sociales et renforcer tes compétences en anglais et communication ?
Inscris-toi sans plus tarder aux cours préparatoires en sciences humaines et sociales, organisés par le Pôle hainuyer.

Au programme

Des activités qui te permettront de renforcer tes compétences dans des domaines jugés utiles pour réussir des études en sciences humaines et sociales.

Concrètement, nous te proposons de suivre deux modules au choix :

  • Le module « anglais » – pour renforcer tes compétences en lecture et en compréhension de textes scientifiques en anglais.
  • Le module « communication » – pour renforcer tes compétences en communication orale.

Au moment de l’inscription, il te sera demandé de préciser le(s) module(s) que tu souhaites suivre. Chaque module comprend une vingtaine de périodes de 50 minutes qui sont réparties de février à mai 2022.

 

En pratique

Quand ? Du 16 février au 14 mai 2022. Les mercredis après-midi.

  • De 14h à 15h50 – module anglais.
  • De 16h à 17h50 – module communication.

Où ? Organisée à l’Institut Provincial Supérieur Henri La Fontaine (Av. du Tir 10, 7000 Mons). L’horaire et les lieux exacts des activités te seront communiqués quelques jours avant le début de la formation.

 

Inscriptions

Il te suffit de remplir, jusqu’au 9 février, le formulaire d’inscription en ligne et de compléter, le moment venu, ton dossier d’inscription. La formation est gratuite.

 

Plus d’infos

Romain Montero

Coordinateur

065/55.20.40

romain.montero@polehainuyer.be

Témoignage de Jessica, victime de harcèlement et de cyberharcèlement

Le 4 novembre, c’était la Journée internationale contre le harcèlement en milieu scolaire, y compris le cyberharcèlement. Malheureusement, on considère que plus d’un jeune sur trois serait confronté à du harcèlement ou de la violence au moins une fois lors de sa scolarité. Et la crise sanitaire n’a fait qu’accentuer ce phénomène. En Europe, 44% des jeunes qui étaient déjà victimes de harcèlement avant la crise ont indiqué que le phénomène s’était accentué pendant les confinements. 😞

Plus que jamais, la sensibilisation est vitale afin de lutter contre ce phénomène. Aujourd’hui, nous te proposons donc de lire le témoignage de Jessica, qui a accepté de nous parler de ces années difficiles qui l’impactent encore aujourd’hui. Si jamais tu te retrouves dans la situation qu’elle décrit, parles-en à un adulte proche ou contacte Infor Jeunes. On est là pour t’aider !

Bonjour Jessica. Peux-tu nous expliquer quand le harcèlement a commencé et combien de temps cette situation a duré ?

J’ai été harcelée par un groupe de 5 filles qui étaient mes amies. Cela a commencé en 3ème primaire, je devais avoir environ 8 ans et ça a duré jusqu’à la fin de mes primaires, donc 3 ans.

Selon toi, comment la situation de harcèlement a commencé ?

Ces filles étaient d’abord mes amies. Ensuite les choses ont changé. J’étais différente d’elles. J’avais déjà des formes, j’étais en surpoids, je ne portais pas de vêtements de marque et les profs m’adoraient. Elles ont commencé par me laisser seule dans la cour de récréation, ensuite elles m’insultaient, m’enfermaient dans les toilettes et me jetaient même des déchets (peaux de bananes, bouteilles, etc.). Je pensais que les choses allaient se calmer si je ne réagissais pas.

J’étais invitée aux soirées et moi, naïve, je pensais pouvoir faire partie des « populaires », mais pas du tout. Lors d’une soirée, elles m’ont laissée dormir seule sous la tente dans le jardin avec la pluie. Le lendemain matin, j’ai remarqué que je ne pouvais pas en sortir, elles m’avaient enfermée. Mon sac de vêtements avec mes affaires de toilette avait été jeté dans la boue. Et les parents de cette jeune fille disaient à mes parents « que c’était pour rire ».

Jusqu’au jour où tout a pris une autre tournure. Elles ont créé un blog avec des photos de moi et des insultes qui s’est retrouvé sur la totalité des ordinateurs de la salle d’informatique. Cela a bien fait rire les autres élèves qui me pointaient du doigt, mais pas moi.

As-tu parlé à quelqu’un de cette situation ?

Je n’en ai jamais parlé à personne, jusqu’à ce qu’un professeur contacte mon père pour l’histoire du blog. J’avais peur des représailles. J’ai donc décidé de prendre sur moi, de pleurer la nuit et de faire comme-ci de rien n’était le jour. Il m’est arrivé d’avoir des idées noires. Je me mutilais à l’époque. Je pense que certains professeurs se posaient des questions bien avant l’histoire du blog. Un jour, en 3ème, mes parents ont été contactés car j’étais tout le temps seule. Je restais en classe lors des récréations par peur d’avoir des soucis dehors. Mais j’ai répondu que tout allait bien.

Comment la situation s’est-elle terminée ?

Après avoir été contactée par un professeur pour lui expliquer les faits avec le blog, mon père a rencontré le directeur de l’école. Celui-ci n’a pas réellement réagi, il a conseillé à mon père de porter plainte contre ces filles et leurs parents. Mon père a pris contact avec les parents qui ont nié les faits. J’ai demandé à mon père de ne pas porter plainte, je voulais simplement avoir des excuses de la part des harceleuses devant toute l’école et les professeurs, ce qui a été fait. J’ai eu la chance de rencontrer mon premier amour cette année-là, en 6ème. Il m’a aidée à surmonter cela. J’ai aussi eu la chance que cela se soit déroulé en fin d’année. L’entrée en secondaire m’a permis un nouveau départ.

Si tu pouvais revenir en arrière, que ferais-tu que tu différemment ?

Je ne saurais pas vous dire ce que je ferais si je pouvais retourner en arrière. Aujourd’hui, malgré que les années soient passées, je suis toujours blessée. À cause de ces filles, je n’ai pas confiance en moi et je n’aime pas mon corps. Aujourd’hui, elles changent de trottoirs quand elles me croisent. Cela me fait sourire mais j’aimerais qu’elles souffrent comme j’ai souffert.

Et si tu avais un conseil à donner ?

Ne vous laissez pas faire si un jour vous êtes victime de harcèlement, ne laissez personne vous manquer de respect. Surtout ne restez pas seul, il y a toujours une personne de confiance auprès de toi !

Pour les harceleurs sachez une chose : la roue tourne toujours à un moment donné. Avant de harceler une personne, pensez aux conséquences ou imaginez qu’on fasse cela à l’un de vos proches !

Merci pour ce témoignage, Jessica ! 

Si tu es aussi victime de harcèlement, tu peux te rendre dans le centre Infor Jeunes près de chez toi pour en parler. On t’aidera à trouver une solution adaptée à ta réalité. Tu peux également lire la BD « M’harcèle pas », disponible sur www.ijbw.be/mharcele-pas. Elle est pleine d’infos utiles sur le sujet !

Fake News : ces biais cognitifs qui trompent notre jugement

Fake news, informations contradictoires, méfiance envers la presse… On n’a jamais été à ce point submergé d’infos et il n’a jamais été aussi difficile de démêler le vrai du faux. Beaucoup de gens s’en remettent à leur intuition, et c’est bien naturel ! Mais si cette méthode suffit généralement dans la vie quotidienne, elle nous induit parfois en erreur…

Les biais cognitifs, quésaco ?

L’intuition est un outil cérébral un peu fainéant qui consiste à nous faire avoir plus ou moins raison en dépensant le moins d’énergie possible. En gros, plutôt que d’évaluer en profondeur les choses, on va utiliser des mécanismes prêts à l’emploi pour fonder notre jugement, en espérant que ça nous rapproche de la vérité. Ces raccourcis mentaux sont pratiques pour prendre des décisions banales et sans conséquence, mais face à des situations complexes, ils sont insuffisants et mènent à ce qu’on appelle des « biais cognitifs ».

Tu as sans doute déjà été impressionné par une illusion d’optique : même avec une excellente vue et en sachant qu’il ne s’agit que d’une illusion, rien n’y fait, ça marche toujours ! Et bien les biais cognitifs, c’est pareil : ça marche sur tout le monde, même avec un cerveau en pleine forme. Le problème, c’est que nous ignorons que ce sont des illusions, des déformations de la réalité. Pour t’aider à repérer ces biais et mieux t’en prémunir, passons en revue quelques-uns des plus fréquents.

1. Le biais de confirmation

Nous avons tendance à accorder notre confiance et à retenir les informations qui confirment ce que l’on pensait déjà. À l’heure des algorithmes qui cherchent constamment à nous présenter du contenu susceptible de nous plaire, ce biais devient particulièrement pervers car l’effet est double : non seulement on favorise les infos qui vont dans notre sens, mais en plus on ne voit plus qu’elles sur les réseaux ! On s’enferme alors dans une « bulle » qui peut devenir dangereuse quand nous devons prendre des décisions telles que voter, s’informer sur le changement climatique, ou choisir de se faire vacciner ou non…

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2. L’effet de simple exposition

Plus on est exposé à une chose, plus elle nous semble positive. Nous sommes ainsi faits, nous les humains : on aime les choses familières et on se méfie du reste. Les publicitaires le savent : même si une pub t’agace, à force de la voir, le produit mis en avant te semblera mieux que le concurrent. Que ça nous fasse préférer une marque plutôt qu’une autre, c’est une chose, mais ce phénomène peut être problématique : par exemple, un politicien qui prône des idées racistes n’a qu’à apparaître régulièrement à l’écran pour qu’on s’y habitue et que ses idées semblent moins extrêmes…

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3. L’effet Dunning-Kruger

Le manque de compétence dans un domaine nous empêche de prendre conscience de notre ignorance. Alors que les experts ont conscience de la complexité de leur domaine, une personne qui n’a fait qu’en effleurer la surface aura souvent l’impression, à tort, d’avoir acquis une connaissance suffisante. On l’a vu dernièrement : de nombreuses personnes ont émis des avis sur la pandémie sans avoir étudié le sujet des années comme le font les scientifiques…

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4. L’effet cigogne : corrélation ne veut pas dire causalité

Lorsque des choses coïncident, on a tendance à tisser un lien de cause à effet entre elles. Ce mécanisme nous permet de comprendre le monde et de déceler des régularités. Cependant, il s’agit bien souvent d’une coïncidence, rien de plus ! Prenons cet exemple : savais-tu que plus on mange des glaces, plus il y a de noyades ? Pas de panique, les glaces n’y sont pour rien ! La cause commune, c’est l’été. Cet exemple est simple, mais quand tu entends que les garçons sont meilleurs en math, que les étrangers sont responsables de la criminalité, ou qu’un vaccin tue, demande-toi quelle pourrait être la cause cachée…

12 Wild Conspiracy Theories That I Literally Can't Stop Thinking About

Il existe bien d’autres biais cognitifs, souvent induits par des arguments trompeurs (comme le fameux argument d’autorité), et ceci n’est qu’un aperçu. Pour ne pas te laisser manipuler et croire des choses erronées, il faut t’instruire, comparer les informations, et accepter de douter, de suspendre ton jugement avant de privilégier une information plutôt qu’une autre. Ce n’est ni simple, ni rapide, mais la connaissance se mérite !

Envie d’aller plus loin ?

Pour approfondir tes connaissances en matière de fake news et de biais cognitifs, tu peux te rendre sur les sites suivants :

Hocus blocus, bien se préparer c’est pas sorcier !

Te voilà bientôt en blocus et le stress commence peut-être à monter. Te voilà maintenant face à tes notes et ta pile de syllabus, mais ne t’inquiète pas, Infor Jeunes a pensé à toi et te propose non pas une formule magique mais bien 4 étapes essentielles, pour t'y préparer au mieux.

  1. La préparation

Avant de débuter le blocus, il est important de prendre le temps de mettre tes cours en ordre. Si tu as pris note sur un ordinateur, il est plus facile de t’y retrouver car tu auras pu classer tes documents dans des dossiers et si ce n’est pas le cas, c’est le moment de t’y mettre. Si tu es plutôt du genre à prendre note sur des feuilles volantes, cette étape risque de prendre un peu plus de temps. C’est encore le moment de demander à un autre étudiant de te fournir les notes du/des cours que tu as éventuellement manqué.

Durant ce temps de préparation, il est nécessaire de rassembler les informations concernant l’organisation des examens (lieu, date, heure, modalités) et de les afficher afin d’avoir un visuel clair.

Une fois que tu as bien anticipé tout ça, tu vas pouvoir créer ton planning d’études qui reprendra les jours dédiés à l’étude de chaque examen en fonction de leur date. Tu pourras aussi y planifier tes pauses et évaluer si tu respectes tes délais ou si tu dois y faire des aménagements.

  1. La planification

En fonction de ta compréhension, de ta participation et de la quantité de matière, tu vas pouvoir évaluer le nombre d’heures que tu devras dédier à l’étude d’un cours et élaborer ton planning. Tu peux le faire à la main sur une feuille en format paysage, le réaliser par ordinateur, ou encore sur des post-it que tu pourras plus facilement déplacer et interchanger.

Chaque étudiant n’a pas besoin du même temps de travail et ce planning doit vraiment rester personnel. Si tu as de l’avance ou si tu as été un peu trop optimiste, tu pourras toujours y apporter des modifications. Pour ce qui est du nombre d’heures sur une journée, c’est à toi d’en décider, il est conseillé de ne pas dépasser 8h/jour afin de laisser ton cerveau se reposer et de varier avec d’autres activités. Concernant les horaires, certains préféreront débuter très tôt pour se détendre en fin de journée tandis que d’autres privilégieront leur grasse mat’ et débuteront leur étude plus tardivement.

Dans ton planning, il est préférable d’alterner un cours qui te semble facile avec un cours avec lequel tu as plus de difficultés, afin de maintenir ta motivation et de ménager ta mémoire.

Une fois ce planning élaboré, tu vas pouvoir te fixer des objectifs. Par exemple, étudier 5 chapitres sur une matinée, synthétiser un cours sur une journée ou encore rassembler toutes les définitions d’un même cours en 4h. Ces objectifs dépendent de toi, de ta compréhension et de ta rapidité à traiter les informations. De nouveau, ces objectifs peuvent subir des modifications.

Il est évidemment essentiel d’intégrer des pauses dans ce planning (idéalement 20-30 minutes toutes les 2 heures) et les autres activités que tu souhaites prévoir comme une promenade, un repas en famille ou encore regarder ta série du moment.

  1. L’étude

Chacun a sa technique en fonction du type de mémoire : visuelle, auditive ou kinesthésique. En effet, certains auront besoin d’élaborer de supports visuels, d’autres de réciter à haute voix, d’autres de beaucoup écrire et d’autres encore feront les trois.

Quand un cours est constitué de slides, d’un syllabus, de notes et parfois de plusieurs bouquins, on ne sait pas toujours par où commencer. C’est bien pour cela qu’étudier un cours par cœur a peu de sens et qu’il est important de travailler ta matière. Réaliser une synthèse cohérente pour toi est une bonne manière d’y arriver. Reprends le plan du cours et intègres-y les éléments des slides, du syllabus et tes notes. Reprends aussi les éléments des livres que tu as dû lire qui s’y rapportent. Réalises une synthèse harmonieuse en mettant en évidence les concepts-clés et définitions. Elle est très personnelle car chaque étudiant mettra en évidence les choses qui lui semblent importantes et développera plus certains points que d’autres, échanger des synthèses avec d’autres étudiants peut être une bonne idée, mais elles ne doivent pas, dans ce cas, être l’unique source d’études.

Quelques conseils :

  • Relis les objectifs du cours afin de mieux cerner ce que le professeur va évaluer.
  • Affiche le plan du cours, afin de mieux te situer dans ton étude et de voir ton avancement.
  • Au fur et à mesure de ton étude, fais des liens entre les chapitres car il est fréquent que les professeurs demandent aux étudiants les liens qu’ils auront réussi à faire entre plusieurs concepts.
  • N’hésite pas à prévoir un appel ou une vidéoconférence avec d’autres étudiants pour discuter et vérifier votre bonne compréhension d’un cours. Le blocus en cette période est assez particulier et difficile pour bon nombre d’étudiants, il est donc important de rester en contact.
  • Fais des schémas, des tableaux comparatifs et des plans avec des couleurs vives et des liens peut t’aider à mieux étudier, surtout si tu as une mémoire très visuelle.
  • Pour préparer tes examens ou présentations, tu peux utiliser la technique de la grand-mère ! Il s’agit d’expliquer certains points du cours comme si tu le racontais à ta grand-mère en expliquant chaque concept de manière simple et claire.
  • Utilise des moyens mnémotechniques comme des exemples ou des acronymes.
  • Il est essentiel de bien t’hydrater et de manger équilibré durant ton blocus. En effet, il peut être tentant, surtout si tu es en kot, de profiter de ta pause de midi pour aller te chercher de la nourriture de fast-food, cependant tu dois savoir que ton organisme va dépenser beaucoup d’énergie pour te faire digérer cette nourriture lourde, et c’est le coup de pompe assuré durant toute l’après-midi. Tu peux cependant te faire plaisir mais n’en fais pas une habitude.
  • Pour éviter les migraines et la fatigue visuelle, privilégie l’étude sur format papier plutôt que sur l’ordinateur. Evite les écrans de manière générale durant ton étude afin de ne pas trop être distrait par les réseaux sociaux ou l’appel des séries.
  • Un sommeil réparateur est primordial afin de maintenir ta concentration durant la journée, en effet, il est illusoire de penser que si tu dors moins, tu pourras étudier plus. Sur la durée, ce n’est évidemment pas tenable.
  • Ne restes pas enfermé dans ta chambre ou dans ton kot durant tout le blocus ! En effet, tu as besoin de prendre l’air frais donc n’hésite pas à prendre le temps de te promener ou de t’installer dans ton jardin.
  • Comme nous te le disions, il n’y a pas de recette miracle, évite donc de surconsommer du café, des boissons énergétiques ou encore de prendre des pilules. Tout ce dont tu as besoin se trouve dans ton alimentation et dans l’équilibre que tu trouves dans l’organisation de ta journée et de ton sommeil.
  • A chacun son truc pour apprendre à gérer son stress ! Tu peux pratiquer un sport, de la relaxation, pratiquer la respiration ventrale ou simplement rigoler avec des amis par téléphone.
  1. La vérification

Quand tu as terminé l’étude d’un cours, teste-toi en verbalisant ou en écrivant les définitions, les explications ou points à connaître concernant certains concepts. Réalise plusieurs exercices afin de t’assurer de la bonne réussite de ceux-ci à l’examen. Si tu as la possibilité d’en trouver, tu peux aussi répondre aux questions des examens des années précédentes.

Tu as maintenant toutes les cartes en main pour préparer au mieux ton blocus ! Bon courage 🙂

Discours de haine sur le web : comment réagir dans la vraie vie ?

On ne t’apprend rien : ce n’est pas parce qu’une personne est cachée derrière un écran qu’elle peut dire tout et n’importe quoi. Sur internet, comme dans la vraie vie, il y a des limites à la liberté d’expression et certains propos ne peuvent pas être tenus parce qu’ils sont blessants, racistes, homophobes, misogynes, etc. Le fait d’inciter à la haine, d’insulter ou de harceler via les réseaux sociaux est punissable.

« Inciter à la haine », ça veut dire quoi ?

« Inciter à la haine » revient à encourager une ou plusieurs personne(s) à être violente(s) envers d’autres (une communauté, un groupe, une personne) en raison de la nationalité, de la prétendue race, de la couleur de peau, de l’orientation sexuelle, du sexe, etc.

Tu as peut-être, toi-même, été confronté.e à du contenu de ce type en scrollant sur Instagram, Facebook, Twitter, TikTok ou Snapchat. Tu t’es peut-être senti.e visé.e/blessé.e et tu ne savais pas comment réagir. Dans ce billet, on te donne quelques pistes ! 💪😊

1) En parler à la personne concernée

Quand c’est possible, il peut être intéressant de dialoguer avec l’auteur des propos pour lui faire comprendre que ses agissements sont condamnables et tenter de le raisonner.

Tu peux par exemple,

  • Expliquer à l’auteur ce qui est raciste/homophobe/sexiste/etc. dans ce qu’il a posté ;
  • Lui suggérer des ressources lui permettant d’être mieux informé sur le sujet à l’avenir.

Surtout, n’entre pas dans le jeu de l’auteur en lui répondant par des injures ou propos insultants. Contente-toi d’expliquer (de la manière la plus posée possible) ce qui ne va pas dans ce qu’il écrit ou partage. Il est important que ta critique soit portée sur le contenu posté et non pas sur la personne de l’auteur.

2) Demander le retrait de la publication

Tu ne te sens pas à l’aise avec le fait de confronter l’auteur de la publication ? Ce n’est pas grave. Tu peux également lutter contre la propagation de messages haineux, en signalant le post.

Chaque réseau social dispose d’une procédure de signalement. Souvent, tu dois cliquer sur trois pointillés en haut à droite de la publication que tu souhaites signaler. Il te sera ensuite proposé de préciser l’objet de ton signalement.

Le contenu signalé sera par la suite vérifié par le réseau social et supprimé s’il est contraire aux règles. Facebook supprimera par exemple :

  • Les discours violents (par exemple, le fait de comparer une certaine origine ethnique à des animaux) ;
  • Les affirmations d’infériorité ou de mépris ;
  • Les appels à l’exclusion ou à la ségrégation.

Si, malgré ton signalement, la publication problématique n’est pas supprimée, tu peux contacter UNIA (on en parle juste après).

3) Demander l’aide d’UNIA

UNIA est un organisme public qui lutte contre la discrimination et défend l’égalité des chances. Si le message est problématique parce qu’il incite à la haine, à discriminer ou à être violent, tu peux le signaler à UNIA en utilisant le formulaire de signalement prévu à cet effet.

Lorsque tu remplis le formulaire, n’oublie pas d’y joindre

  • Une capture d’écran du message que tu signales ;
  • Le lien URL vers le message en question.

UNIA examine le message signalé et peut, dans certains cas, introduire une action devant les tribunaux. La priorité d’UNIA sera toutefois de supprimer le message de haine afin qu’il ne se propage pas et trouver une solution négociée avec l’auteur. UNIA collabore avec Facebook et Twitter et a convenu qu’une publication punissable (incitant à la haine, à la violence ou à la discrimination) devait être supprimée dans les 24h après le signalement.

4) Aller en justice ?

Malheureusement, bien que le fait de tenir un discours de haine sur internet soit interdit, les auteurs de ces faits sont rarement poursuivis. Pourquoi ? Parce que ce type d’infraction doit être jugé devant la Cour d’assises. Or, organiser un procès devant cette Cour prend énormément de temps et est extrêmement coûteux.

La solution ? Faire en sorte que ce type d’infraction puisse être jugé devant le tribunal correctionnel. Mais, pour cela, il faut modifier la Constitution, ce qui n’est pas chose facile ! A l’heure actuelle, seuls les discours de haine à caractère raciste peuvent faire l’objet d’un procès devant le tribunal correctionnel.

Voilà, tu en sais plus sur le discours de haine et sur les réflexes à adopter si tu y es confronté. Cette thématique t’intéresse et tu souhaites approfondir tes connaissances ?N’hésite pas à consulter les ressources suivantes (que tu peux trouver facilement en tapant leur nom dans Google) :

Sextorsion, slut-shaming, revenge porn… Voilà ce que tu dois faire si tu en es victime !

En diffusant des contenus privés, voire intimes sur les réseaux sociaux et par messages, tu t’exposes au risque que ces images et/ou ces vidéos soient ensuite diffusées plus largement par des personnes malveillantes, sans que tu n’aies donné le moindre accord pour cette utilisation. Dans ce billet, on te propose quelques conseils pour te protéger de ce type de risques, et les bons réflexes à adopter si tu as malheureusement été victime de slut-shaming, de revenge porn ou de sextorsion.

La sextorsion, l’extorsion par l’image sexuelle

La sextorsion désigne le vol de photos et/ou de vidéos intimes. Le malfaiteur réussit à convaincre sa victime de lui envoyer des photos intimes, soit par la séduction, soit par le chantage. Il peut également hacker les réseaux sociaux de sa victime et avoir accès à des contenus privés. Ensuite, il la menace de diffuser les photos sur des sites Internet et/ou sur les réseaux sociaux, voire de directement les envoyer à des proches, si elle ne lui envoie pas de l’argent.

Attention, parfois le pirate bluffe et n’a aucunement accès à tes contenus privés ! Si tu n’as jamais diffusé ou envoyé de photos intimes, tu n’as pas à t’inquiéter. Ne réponds pas et supprime le message/mail immédiatement.

Le slut-shaming, ou « l’humiliation de la salope »

Le slut-shaming (en français : « humiliation de la salope »), ou, plus globalement, le women hating (« haine envers les femmes ») consiste à rabaisser ou culpabiliser une jeune fille ou une femme à cause de son comportement sexuel ou de ses tenues vestimentaires. Le slut-shaming a toujours existé, mais à l’ère des réseaux sociaux, il a pris une ampleur plus importante qui peut parfois mener au cyber-harcèlement.

Mais attention ! Contrairement au harcèlement, qui nécessite un élément de répétition pour être qualifié comme tel du point de vue juridique, il n’est pas nécessaire que le slut-shaming soit répété à plusieurs reprises pour être qualifié de discrimination envers les femmes (en vertu de la loi du 22 mai 2014) et être dès lors punissable. Il suffit d’avoir un comportement discriminatoire envers une femme une seule fois pour être puni !

Normal, puisque le slut-shaming entretient ce que l’on appelle « la culture du viol », c’est à dire un ensemble de comportements et d’attitudes partagés au sein de la société et qui minimisent, normalisent, voire encouragent le viol. Au final, le slut-shaming consiste en quelques sortes à dire à une victime de viol « qu’elle l’a bien cherché » à cause de sa tenue ou de son attitude.

Le revenge porn, ou « porno de la vengeance »

Le revenge porn est la diffusion publique d’un contenu sexuellement explicite sans le consentement de la personne concernée. Ces publications sont souvent composées de photos ou de vidéos et peuvent se retrouver sur les réseaux sociaux ou même sur des sites pornographiques. L’objectif de l’auteur est de se venger. Il s’agit souvent d’un ex-partenaire. Les contenus intimes ont, par exemple, été envoyés par la victime à sa/son partenaire au moment où ils étaient en couple. Mais, lors d’une rupture, un sentiment de haine et une envie de vengeance peuvent s’installer.

Comment faire pour te protéger ?

  • Sécurise tes réseaux autant que possible via les paramètres de tes applications afin de passer du mode « public » au mode « privé ».
  • Réfléchis à deux fois avant de partager du contenu en mode « public » car le retour en arrière est impossible.
  • Choisis soigneusement ce que tu veux montrer de toi ou pas et à qui.
  • Ne communique aucune information privée (numéro de téléphone, numéro de compte, etc.) en commentaire ou en mode « public ».
  • Utilise un pseudonyme sur les réseaux comme Instagram ou Tik Tok.
  • Change régulièrement de mot de passe sur tes différents comptes. Ne communique tes informations d’identification à personne.
  • Attention au phishing (ou ‘hameçonnage’) qui est une technique de fraude ! Si tu reçois un mail douteux te demandant de communiquer des informations personnelles ou de cliquer sur un lien, vérifie l’authenticité de l’adresse mail avant de répondre.

Quelles sont les démarches à effectuer par la jeune victime de telles infractions ?

  • Le dépôt d’une plainte

Si tu es victime d’une des infractions citées ci-dessus, nous t’invitons à déposer une plainte auprès du commissariat de police le plus proche de chez toi. Garde bien toutes les preuves telles que des captures d’écran. Le dépôt de la plainte peut aussi se faire immédiatement auprès du procureur du Roi ou en se constituant partie civile auprès du juge d’instruction (si l’auteur est un adulte). La procédure judiciaire qui s’en suivra permettra de mettre un terme au comportement illégal et d’obtenir la condamnation de l’auteur des faits.

  • Demander le retrait des données personnelles du réseau

Bien que cela semble impossible au vu du contexte, tu peux tout d’abord tenter d’obtenir de l’auteur de la publication qu’il la supprime du réseau social. Si cette personne n’est pas collaborante, tu peux dénoncer la situation à l’Autorité de protection des données : https://www.autoriteprotectiondonnees.be/contact.

Enfin, certains réseaux sociaux tels que Facebook et YouTube permettent de déposer un signalement sur une photo/vidéo afin de demander qu’elle soit effacée.

Associations et personnes de confiance vers qui tu peux te tourner

  • Les AMO (= services d’aide aux jeunes en milieu ouvert) qui sont, entre autres, un lieu d’accueil, d’écoute, de soutien et d’accompagnement pour les jeunes ;
  • Les centres PMS (= centres psycho-médico-sociaux) des écoles qui se tiennent également à la disposition des jeunes se trouvant dans des cas de cyberharcèlement ou de harcèlement scolaire ;
  • Les psychologues et médecins ;
  • Les centres de planning familial qui sont spécialisés dans toutes les questions liées à la sexualité. Ils proposent un accueil, une information, des consultations médicales, sociales, psychologiques et juridiques.
  • Child Focus qui est un organisme d’utilité publique dont l’un des domaines d’action est la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants et notamment contre la pornographie enfantine sur internet.

Enfin, rappelons-le, tu peux aussi contacter Infor Jeunes, ou te rendre directement dans un de nos 15 centres en Wallonie pour être écouté et guidé gratuitement afin de savoir ce que tu peux faire.

Interview de Mathieu, qui est parti en séjour linguistique à la ferme en Irlande

Cette semaine, on découvre l’interview de Mathieu, un jeune Athois de 17 ans qui est parti trois semaines en Irlande durant l’été dernier, en immersion linguistique à la ferme. Il nous raconte son séjour et nous explique ce que cette expérience hors-normes lui a apporté, tant sur le plan personnel que sur le plan des études. 😊

Tu peux te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Mathieu, j’ai eu 17 ans cet été et j’entame cette année ma rhéto au collège Saint-Julien à Ath. Je suis en option Math-Sciences. Au deuxième degré, j’avais aussi du Latin que j’ai dû écarter pour me permettre d’approfondir un peu plus les matières scientifiques. J’aimerais devenir gynécologue.

Tu es parti en séjour linguistique, tu nous en parles ?

J’ai eu la chance de partir en immersion cet été dans une famille irlandaise pendant un peu plus de trois semaines. J’ai réservé mon séjour avec une organisation qui s’appelle Langues Vivantes, que j’ai choisie car ils proposaient une immersion à la ferme sans cours !

Comment t’est venue l’idée de ce séjour ? Quels en étaient les objectifs ?

Cela fait depuis la 1ère secondaire que j’ai un assez bon feeling avec les langues et je pense notamment que c’est dû à ma mamy qui était prof de néerlandais et d’anglais dans le secondaire.

J’ai donc eu envie, un peu par curiosité, de vivre cette expérience. En fait, je me disais que cela pouvait d’une part m’avantager un peu à l’école mais aussi me faire prendre conscience de mes acquis et de la réalité de la langue.

Un autre avantage que je n’avais pas vraiment envisagé était l’échange culturel qu’autant eux pouvaient m’offrir mais aussi que moi je leur ai un peu transmis.

Enfin et surtout, j’y voyais un réel plus pour mes études, les voyages à l’étranger, etc. Je me suis dit que c’était le bon moment pour partir car une fois dans le supérieur, j’allais devoir travailler de plus en plus pour l’école, et même pendant les vacances. Je ne savais pas de quoi l’avenir serait fait.

Quels ont été les avantages et inconvénients de ce séjour ?

Les avantages sont multiples mais j’y vois principalement l’apprentissage d’une nouvelle langue et surtout d’un vocabulaire plus courant que celui abordé au cours.

Il y a aussi la façon de vivre plutôt « à l’américaine » qui m’a autant surpris que ravi, mais aussi les habitudes alimentaires : les repas, les façons de combiner la nourriture (sandwich aux chips), les horaires…

En revanche je ne vois pas d’inconvénient sauf évidemment pour mes parents qui se voient éloignés de leur « petit bébé » et peut être aussi le coût du séjour qui est selon moi un peu exagéré par rapport aux réelles dépenses que la famille doit faire pour me nourrir et me loger.

Que conseillerais-tu à un jeune qui souhaiterait faire ce type de séjour ?

Je lui dirais de ne pas hésiter car je suis convaincu que c’est le meilleur moyen d’apprendre une langue rapidement. Je conseille aussi de faire cela le plus tôt possible (ma petite sœur de 12 ans est partie aussi dans une autre famille cette année et n’a aucun regret). Il vaut mieux contacter l’organisme qu’on a choisi pour partir le plus tôt possible, cela leur laissera plus de temps pour trouver une famille au top.

En ce qui concerne la durée, je dirais que plus longtemps on reste mieux c’est, étant donné la richesse de cette immersion. En plus on ne voit pas le temps passer car les familles essaient en général de prévoir des activités.

Plus d’infos ?

  • Pour en savoir plus sur l’opérateur de séjours linguistiques avec lequel Mathieu est parti, tu peux visiter leur site : https://languesvivantes.com/fr. Sache qu’il existe plein d’autres opérateurs et différents programmes pour partir à l’étranger durant tes études secondaires ou supérieures.
  • Pour les connaître, consulte notre brochure « Partir à l’étranger en 40 questions » ou notre FAQ Mobilité internationale.
  • Tu peux également te rendre dans un centre Infor Jeunes pour discuter de tes idées et voir quels sont les différents projets de voyage que tu pourrais envisager en fonction de ta situation.

Bon voyage ! 😉