L’entretien d’embauche à distance

Tu es toujours à la recherche d’un job été ou tu seras prochainement diplômé ? Dans tous les cas, il te sera indispensable de passer par la case entretien d’embauche ! Durant le confinement, deux formes d’entretien à distance peuvent t’être proposés : l’entretien par vidéoconférence ou l’entretien vidéo en différé.

Deux formules : non sans désagrément !

Dans la première situation, l’entretien se passe avec l’employeur à l’aide d’un logiciel de vidéoconférence. Le déroulement de cette rencontre reste, somme toute, relativement classique. En effet, l’entretien se déroule en direct et les interlocuteurs échangent en temps réel. Tout comme dans un entretien en face à face, le postulant doit bien s’y préparer mais le recruteur également. « Pour préparer les entretiens d’embauche en vidéoconférence nous avons effectué un test avec l’un des candidats qui avait accepté de se prêter au jeu. Cela nous a permis d’évaluer la qualité des appels et de pouvoir régler nos paramètres vidéo et audio. Ensuite, il était important de s’assurer que chaque candidat ait le matériel nécessaire pour passer cet entretien dans de bonnes conditions et surtout de ne pas les pénaliser si ce n’était pas le cas. Afin que les membres ; faisant passer l’entretien ; ne parlent pas tous en même temps, nous nous sommes répartis les questions à poser aux candidats » analyse Anthony, chargé de recruter les animateurs de plaines de vacances.

Dans le deuxième cas de figure, l’entretien se passe en différé. Concrètement, la personne qui postule reçoit une série de questions à laquelle elle doit répondre à l’oral ou à l’écrit. Elle est filmée durant l’exercice afin que l’employeur puisse observer l’attitude et la manière dont elle s’exprime. Cette formule est généralement utilisée pour faire un premier tri parmi les candidats mais ne suffit pas à faire un choix unique. Cette méthode présente plusieurs avantages pour le recruteur, comme un gain de temps et une certaine autonomie. Cependant, le manque d’interactions entre les deux parties fait défaut dans cette nouvelle forme d’entretien d’embauche. En effet, le candidat n’a pas de retours de son interlocuteur ni d’indices sur la manière de répondre.  Cette position est donc assez inconfortable pour le postulant qui se sent observé sans recevoir de feedback.

« Selon moi, la plus grande différence est qu’il est difficile de percevoir la motivation et l’enthousiasme d’un candidat. Nos échanges manquent de spontanéité. Pour certains candidats, la connexion au réseau n’était pas bonne ce qui a fortement réduit la qualité de l’appel vidéo (blocage sur image, ne pas voir l’entièreté du visage, …) et audio (quelques coupures, décalage de quelques secondes avec le candidat, …). » ajoute Anthony.

Ces deux méthodes ont donc pour avantage :

  • L’absence de déplacement et de retard potentiel ;
  • Le confort de son domicile.

Il existe néanmoins un certain nombre d’inconvénients :

  • Une certaine organisation supplémentaire en terme de timing, environnement et matériel ;
  • Une absence de feedback et l’incapacité de poser des questions durant les entretiens en différé.

Ces nouvelles formes d’entretien peuvent générer davantage de stress et bien se préparer est une première façon de mieux appréhender la situation.

Quelques conseils

Comme pour un entretien classique, un temps de préparation est nécessaire. Voici quelques conseils qui te permettront de bien t’y préparer.

  • Une fois que tu as reçu la date et l’heure de l’entretien, prévois de te retrouver dans une pièce au calme avec tout le matériel nécessaire et une connexion efficace. Libre à toi d’utiliser ton ordinateur, ta tablette ou ton smartphone. Vérifie ton niveau de batterie et qu’aucune application ne vienne perturber l’entretien.
  • Il te sera peut-être demandé de télécharger un programme ou de t’inscrire sur une plateforme. Prévois donc de le faire à l’avance afin de ne pas être pris de court.
  • Si tu vis avec d’autres personnes, préviens celles-ci que tu vas passer un entretien d’embauche afin de ne pas être dérangé. Veille également à ce que tes animaux ne viennent pas perturber ton entrevue.
  • Lors d’un entretien d’embauche traditionnel, il est important de donner une bonne image de soi. En ligne, cela ne change pas. En effet, prévois de porter une tenue appropriée et d’avoir un fond idéalement neutre. A cette fin, règle le cadrage de ta caméra afin d’éviter à ton interlocuteur de voir ce qui se trouve derrière toi. Veille également à ton éclairage.
  • Porter un casque n’est pas obligatoire mais cela peut aider à la concentration.
  • Fais attention à ta posture et essaie de maintenir le regard en direction de ton ordinateur pour ne pas donner l’impression d’un regard fuyant.
  • Comme pour tout entretien, renseigne-toi sur l’entreprise et anticipe les questions que l’on pourrait te poser. Il y a les traditionnelles demandes sur ton parcours ; tes points forts et points faibles ; tes motivations etc. Prévois également les questions que tu voudrais poser comme par exemple, les horaires, le lieu de travail ou encore le salaire.
  • Reste toi-même ! La perfection n’existe pas et l’outillage technique rend l’exercice encore plus difficile. Les employeurs en sont conscients et font preuve de souplesse.

Te voilà prêt pour braver cette nouvelle étape de ton parcours ! N’oublie pas que ça reste aussi une épreuve inédite pour la plupart des employeurs et qu’ils font face à la plupart des mêmes difficultés que toi.

 

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Hocus blocus, bien se préparer c’est pas sorcier !

Te voilà en blocus et le stress commence à monter. Depuis plusieurs semaines, tu jongles entre les plateformes, les vidéoconférences et les mails de tes professeurs suite au confinement. Te voilà maintenant seul face à tes notes et ta pile de syllabus, mais ne t’inquiètes pas, Infor Jeunes a pensé à toi et te propose non pas une formule magique mais bien 4 étapes essentielles, pour préparer au mieux.

  1. La préparation

Avant de débuter le blocus, il est important de prendre le temps de mettre tes cours en ordre. Si tu as pris note sur un ordinateur, il est plus facile de t’y retrouver car tu auras pu classer tes documents dans des dossiers et si ce n’est pas le cas, c’est le moment de t’y mettre. Si tu es plutôt du genre à prendre note sur des feuilles volantes, cette étape risque de prendre un peu plus de temps. C’est encore le moment de demander à un autre étudiant de te fournir les notes du/des cours que tu as éventuellement manqué.

Durant ce temps de préparation, il est nécessaire de rassembler les informations concernant l’organisation des examens (lieu, date, heure, modalités) et de les afficher afin d’avoir un visuel clair. Cette année est particulière et pour le coup, ça sera en direct de chez toi ! Veille donc bien à ne pas être dérangé durant tes examens en vidéoconférence. Que tu sois seul en kot, en colloc’ ou en famille, assures-toi de prévenir les personnes qui pourraient venir perturber ton échange avec ton professeur.

Une fois que tu as bien anticipé tout ça, tu vas pouvoir créer ton planning d’études qui reprendra les jours dédiés à l’étude de chaque examen en fonction de leur date. Tu pourras aussi y planifier tes pauses et évaluer si tu respectes tes délais ou si tu dois y faire des aménagements.

  1. La planification

En fonction de ta compréhension, de ta participation et de la quantité de matière, tu vas pouvoir évaluer le nombre d’heures que tu devras dédier à l’étude d’un cours et élaborer ton planning. Tu peux le faire à la main sur une feuille en format paysage, le réaliser par ordinateur, ou encore sur des post-it que tu pourras plus facilement déplacer et interchanger.

Chaque étudiant n’a pas besoin du même temps de travail et ce planning doit vraiment rester personnel. Si tu as de l’avance ou si tu as été un peu trop optimiste, tu pourras toujours y apporter des modifications. Pour ce qui est du nombre d’heures sur une journée, c’est à toi d’en décider, il est conseillé de ne pas dépasser 8h/jour afin de laisser ton cerveau se reposer et de varier avec d’autres activités. Concernant les horaires, certains préféreront débuter très tôt pour se détendre en fin de journée tandis que d’autres privilégieront leur grasse mat’ et débuteront leur étude plus tardivement.

Dans ton planning, il est préférable d’alterner un cours qui te semble facile avec un cours avec lequel tu as plus de difficultés, afin de maintenir ta motivation et de ménager ta mémoire.

Une fois ce planning élaboré, tu vas pouvoir te fixer des objectifs. Par exemple, étudier 5 chapitres sur une matinée, synthétiser un cours sur une journée ou encore rassembler toutes les définitions d’un même cours en 4h. Ces objectifs dépendent de toi, de ta compréhension et de ta rapidité à traiter les informations. De nouveau, ces objectifs peuvent subir des modifications.

Il est évidemment essentiel d’intégrer des pauses dans ce planning (idéalement 20-30 minutes toutes les 2 heures) et les autres activités que tu souhaites prévoir comme une promenade, un repas en famille ou encore regarder ta série du moment.

  1. L’étude

Chacun a sa technique en fonction du type de mémoire : visuelle, auditive ou kinesthésique. En effet, certains auront besoin d’élaborer de supports visuels, d’autres de réciter à haute voix, d’autres de beaucoup écrire et d’autres encore feront les trois.

Quand un cours est constitué de slides, d’un syllabus, de notes et parfois de plusieurs bouquins, on ne sait pas toujours par où commencer. C’est bien pour cela qu’étudier un cours par cœur a peu de sens et qu’il est important de travailler ta matière. Réaliser une synthèse cohérente pour toi est une bonne manière d’y arriver. Reprends le plan du cours et intègres-y les éléments des slides, du syllabus et tes notes. Reprends aussi les éléments des livres que tu as dû lire qui s’y rapportent. Réalises une synthèse harmonieuse en mettant en évidence les concepts-clés et définitions. Elle est très personnelle car chaque étudiant mettra en évidence les choses qui lui semblent importantes et développera plus certains points que d’autres, échanger des synthèses avec d’autres étudiants peut être une bonne idée, mais elles ne doivent pas, dans ce cas, être l’unique source d’études.

Quelques conseils :

  • Relis les objectifs du cours afin de mieux cerner ce que le professeur va évaluer.
  • Affiche le plan du cours, afin de mieux te situer dans ton étude et de voir ton avancement.
  • Au fur et à mesure de ton étude, fais des liens entre les chapitres car il est fréquent que les professeurs demandent aux étudiants les liens qu’ils auront réussi à faire entre plusieurs concepts.
  • N’hésite pas à prévoir un appel ou une vidéoconférence avec d’autres étudiants pour discuter et vérifier votre bonne compréhension d’un cours. Le blocus en cette période est assez particulier et difficile pour bon nombre d’étudiants, il est donc important de rester en contact.
  • Fais des schémas, des tableaux comparatifs et des plans avec des couleurs vives et des liens peut t’aider à mieux étudier, surtout si tu as une mémoire très visuelle.
  • Pour préparer tes examens ou présentations, tu peux utiliser la technique de la grand-mère ! Il s’agit d’expliquer certains points du cours comme si tu le racontais à ta grand-mère en expliquant chaque concept de manière simple et claire.
  • Utilise des moyens mnémotechniques comme des exemples ou des acronymes.
  • Il est essentiel de bien t’hydrater et de manger équilibré durant ton blocus. En effet, il peut être tentant, surtout si tu es en kot, de profiter de ta pause de midi pour aller te chercher de la nourriture de fast-food, cependant tu dois savoir que ton organisme va dépenser beaucoup d’énergie pour te faire digérer cette nourriture lourde, et c’est le coup de pompe assuré durant toute l’après-midi. Tu peux cependant te faire plaisir mais n’en fais pas une habitude.
  • Pour éviter les migraines et la fatigue visuelle, privilégie l’étude sur format papier plutôt que sur l’ordinateur. Evite les écrans de manière générale durant ton étude afin de ne pas trop être distrait par les réseaux sociaux ou l’appel des séries.
  • Un sommeil réparateur est primordial afin de maintenir ta concentration durant la journée, en effet, il est illusoire de penser que si tu dors moins, tu pourras étudier plus. Sur la durée, ce n’est évidemment pas tenable.
  • Ne restes pas enfermé dans ta chambre ou dans ton kot durant tout le blocus ! En effet, tu as besoin de prendre l’air frais donc n’hésite pas à prendre le temps de te promener ou de t’installer dans ton jardin.
  • Comme nous te le disions, il n’y a pas de recette miracle, évite donc de surconsommer du café, des boissons énergétiques ou encore de prendre des pilules. Tout ce dont tu as besoin se trouve dans ton alimentation et dans l’équilibre que tu trouves dans l’organisation de ta journée et de ton sommeil.
  • A chacun son truc pour apprendre à gérer son stress ! Tu peux pratiquer un sport, de la relaxation, pratiquer la respiration ventrale ou simplement rigoler avec des amis par téléphone.
  1. La vérification

Quand tu as terminé l’étude d’un cours, teste-toi en verbalisant ou en écrivant les définitions, les explications ou points à connaître concernant certains concepts. Réalise plusieurs exercices afin de t’assurer de la bonne réussite de ceux-ci à l’examen. Si tu as la possibilité d’en trouver, tu peux aussi répondre aux questions des examens des années précédentes.

Tu as maintenant toutes les cartes en main pour préparer au mieux ton blocus ! N’oublie pas que les professeurs sont appelés à rester ouverts et à faire preuve de souplesse. N’hésite pas à anticiper et à exprimer une difficulté organisationnelle ou matérielle.

Action job étudiant

Cette brochure, tout étudiant jobiste devrait l’avoir à portée de main. Si tu n’as pas la chance de l’avoir reçue en version papier, la voici pour toi en version numérique !

Tu y retrouveras :

  • Des infos claires et vérifiées sur la législation
  • Des conseils pour rédiger/améliorer ton CV et ta lettre de motivation, et pour préparer ton entretien d’embauche
  • Des pistes utiles pour maximiser tes chances de décrocher un job

Le guide du permis de conduire

Permis théorique, test de perception des risques, permis provisoire, examen pratique, … pas toujours évident de s’y retrouver dans les modalités des permis de conduire en tous genres, surtout lorsqu’il y a des réformes qui viennent tout chambouler par rapport à ce qu’ont connu tes parents, tes frères et sœurs, etc. !

Auto-école ou apprentissage libre ? Qui puis-je choisir pour être mon guide d’apprentissage ? Et puis, ça va me coûter combien tout ça ?

Le réseau Infor Jeunes s’est retroussé les manches pour condenser tout cela dans un seul et même guide, t’expliquant de façon claire et synthétisée les démarches à effectuer pour obtenir ton permis de conduire AM, A1, A2, A, B et G.

Kot & Coloc’ : toutes les clés pour se loger

Quel type de logement choisir ? À quoi faire attention quand je visite un bien ? Mon proprio peut-il entrer quand il veut chez moi ? Est-ce que je peux me domicilier dans mon logement étudiant ? Selon que tu sois à la recherche d’un logement étudiant ou que tu en aies déjà un, ce sont des questions que tu te poses certainement. GOOD NEWS : notre nouvelle brochure « Kot & Coloc’ : toutes les clés se loger » y répond !

La recherche d’un logement est une grande étape dans ta vie d’étudiant, et cette nouvelle aventure s’accompagne forcément d’un tas de questions. Et cela ne s’arrête pas à la signature du bail, après avoir trouvé ton bonheur ! Des questions, tu en auras encore une fois que tu seras installé, jusqu’au moment de rendre les clés.

Infor Jeunes a donc rassemblé tous ses conseils, ses bons plans et ses avertissements au sein d’un seul et même outil : la brochure « Kot & Coloc’ : Toutes les clés pour se loger » , qui pourra t’accompagner tout au long de ton expérience de locataire étudiant. Grâce à elle, tu seras notamment en mesure de :

  • Reconnaître un contrat de bail correctement rédigé ;
  • Réaliser un état des lieux d’entrée dans les règles de l’art ;
  • Connaitre tes droits et devoirs ;
  • Te prémunir contre certains abus ;
  • Réagir en cas de souci avec ton propriétaire.

Tu y retrouveras par exemple une liste de questions à poser lors de tes visites de logements, il n’y a pas plus pratique !

Les préjugés, c’est pas mon genre !

Lutter contre l’homophobie paraît, pour certain.e.s, inutile. Pourtant, s’il est vrai que la Belgique fait partie des pays ayant développé un cadre légal particulièrement inclusif pour la communauté LGBT, force est de constater que de nombreux actes homophobes se déroulent encore au quotidien.

Dans le cadre de la quinzaine de lutte contre l’homophobie organisée par le collectif « A Mons, on respecte mon orientation sexuelle » (AMORMOS), les équipes d’Alter Visio, des CHEFF et d’Infor Jeunes Mons se sont associées afin de vous proposer une brochure intitulée « Les préjugés, c’est pas mon genre ! » qui vous apportera l’information pertinente et les outils pour déconstruire l’ensemble des clichés véhiculés.

What’s SUP ? Comprendre l’enseignement supérieur

Le décret « Paysage » du ministre Marcourt a bousculé le fonctionnement de l’enseignement supérieur tel qu’on le connaissait.

En conséquence, nous sommes régulièrement sollicité par des jeunes parfois perdus face aux divers changements entraînés par cette réforme.

Il était donc grand temps de compiler toutes les réponses aux questions fréquemment formulées par les jeunes dans un seul et même guide de l’enseignement supérieur.

C’est ainsi qu’est née la brochure « What’s SUP ? », rédigée par nos soins, en collaboration avec l’ARES (Académie de recherche et d’enseignement supérieur).

Ton kot a la cote – Le guide du logement étudiant

Une véritable mine d’informations pour les (futurs) kotteurs : des pistes pour la recherche d’un logement, des infos claires sur la législation, ainsi que toutes les adresses utiles pour les futurs étudiants montois.

Tu y trouveras les réponses aux questions que l’on se pose lorsqu’on débute sa recherche de kot :

  • Quels sont les différents types de logements ?
  • Où chercher ?
  • A quoi faire attention pendant la visite ?
  • Que doit contenir mon bail ?
  • Quelles sont les obligations du propriétaire et du locataire ?

La brochure est également disponible en version papier au sein de notre permanence.

Tout savoir sur le revenu d’intégration

Il peut arriver au cours d’une vie que tu aies besoin d’un coup de main pour diverses raisons : reprise d’études, séparation de tes parents ou encore prise en main de ton autonomie. Sache que si tu n’arrives pas à joindre les deux bouts, le revenu d’intégration sociale peut être une solution temporaire. Infor Jeunes t’expose les conditions requises afin de pouvoir en bénéficier.

Si tes revenus sont insuffisants et que tu ne peux pas changer cette situation, tu as le droit de bénéficier d’une aide du CPAS (Centre Public d’Action Sociale). Il s’agit du revenu d’intégration social, autrement appelé RIS.

Quelles sont les conditions à remplir pour bénéficier du RIS ?

Les demandes pour l’obtention d’un RIS doivent être adressées au CPAS de la commune où tu es domicilié. Afin de bénéficier de cette aide, tu dois fournir certaines informations telles que ton identité, le montant de tes revenus, ceux des membres de ta famille, etc. De plus, tu es également dans l’obligation de répondre aux conditions suivantes :

  • Être belge, apatride/réfugié reconnu, étranger inscrit au registre de la population ou citoyen de l’Union européenne bénéficiant d’un droit de séjour supérieur à 3 mois ;
  • Être âgé de 18 ans minimum, sauf pour les mineures enceintes, émancipées par le mariage ou ayant un ou plusieurs enfants à charge ;
  •  Résider habituellement et effectivement en Belgique de façon permanente et légale ;
  •  Avoir un revenu « insuffisant » (inférieur au revenu d’intégration) et être dans l’incapacité d’y remédier par des efforts personnels ;
  •  Être disposé à travailler, à moins de justifier des raisons de santé ou d’équité.

Après analyse de ta demande, c’est le CPAS qui décidera si oui ou non tu es en droit de percevoir une aide financière.

À quel montant as-tu droit ?

Le montant dépend de ton statut (isolé, cohabitant, avec enfants à charge). Lorsque tu vis :

  •  Si tu vis avec une ou plusieurs personne(s) et que tu es considéré comme cohabitant, tu appartiens à la catégorie « cohabitant ». Le revenu d’intégration s’élèvera donc à 626,74 euros par mois ;
  • Seul, tu appartiens donc à la catégorie « isolé ». Tu as la possibilité d’obtenir 940,11 euros par mois ;
  • Avec au moins un enfant mineur, tu appartiens à la catégorie « personne vivant avec une famille à charge ». Le RIS s’étend alors à 1.270,51 euros par mois. Sache que celui-ci peut également être partiel : si tu perçois déjà certains revenus (allocations familiales, pensions alimentaires, etc.), tu devras les déduire du RIS auquel tu as normalement droit.

Attention aux sanctions

Si tu oublies de déclarer des ressources ou si tu fais des déclarations incorrectes, le paiement du RIS peut être totalement ou partiellement suspendu pour une période de 6 mois maximum. À toi de veiller à ce que toutes les informations que tu donnes au CPAS soient correctes. Si tu as des questions, n’hésite pas à te rendre au CPAS de ta commune ou dans l’un de nos centres Infor Jeunes.

Plus d’infos ?

Quels sont les différents types de vacances ?

Tu es entré dans le monde du travail récemment et tu espères pouvoir prendre des jours de congé pour partir en vacances ? Tu as cependant entendu dire qu’il faut avoir travaillé un certain temps avant de pouvoir en bénéficier ? Sache que si tu es salarié (employé ou ouvrier), il existe trois types de vacances auxquelles tu peux prétendre. Infor Jeunes te les détaille dans ce qui suit.

Les vacances annuelles

Les vacances annuelles sont calculées sur base de l’ensemble de tes prestations de travail de l’année civile précédente, autrement appelée année de référence. Pour l’année 2020, on tient compte de tes prestations de 2019. Le calcul se fait au regard du nombre total de mois accomplis si tu es employé ou de jours prestés si tu es ouvrier.
Si tu as travaillé pendant toute l’année 2019 et que tu étais occupé 5 jours par semaine, tu auras automatiquement droit à 4 semaines de vacances/20 jours.
Si par contre tu n’as travaillé que pendant une partie de l’année 2019 (par exemple : tu as fini tes études en juin et tu as commencé à travailler en septembre), le nombre variera en fonction du nombre de mois ou de jours de travail. Dans ce cas, tu pourras éventuellement compléter ton nombre de jours de vacances annuelles avec ton droit aux vacances jeunes ou européennes. Attention, la durée totale de tes vacances ne pourra en aucun cas dépasser 4 semaines. Pour plus d’informations sur le calcul, tu peux te rendre sur le site de securex.eu.
Si tu es employé, tu perçois ta rémunération habituelle pendant tes vacances annuelles. En tant qu’ouvrier, le montant total correspondant à ces vacances t’est versé une fois par an au même moment que ton double pécule de vacances.

Les vacances jeunes

Afin de pouvoir bénéficier des vacances jeunes, il faut d’abord que tu répondes aux conditions suivantes :

  • Être âgé de moins de 25 ans au 31 décembre de l’année où tu as commencé à travailler ;
  • Avoir terminé tes études, ton apprentissage ou ta formation au cours de l’année où tu as commencé à travailler ;
  • Être lié pendant au moins un mois par un ou plusieurs contrats de travail au cours de l’année où tu as commencé à travailler. Un contrat de travail étudiant ne peut pas être pris en compte.

Tu dois ensuite remplir le formulaire C103 que tu obtiens auprès de la CAPAC, d’un syndicat ou d’un bureau de chômage de l’ONEM.

Si ta demande est acceptée, tu auras droit aux vacances jeunes l’année suivante (par exemple : si tu introduis ta demande cette année, tu bénéficieras des vacances en 2021). Pour ces jours, tu percevras une allocation de l’ONEM qui s’élève à 65% de ta rémunération brute et plafonnée à 2.323,18 € par mois.

Les vacances européennes

Si tu ne peux pas prétendre ou plus aux vacances jeunes, tu as la possibilité de recourir aux vacances européennes pour compléter tes vacances annuelles. Les conditions sont moins strictes puisqu’il suffit d’avoir travaillé au moins 3 mois pendant l’année civile au cours de laquelle tu désires prendre tes congés. Après ce délai de 3 mois, tu as droit à 5 jours de congé. Ensuite, le nombre évolue de la même manière que pour les vacances annuelles. Pendant tes congés européens, tu perçois le même salaire que lorsque tu travailles. Cependant, le montant correspondant sera déduit de ton pécule de vacances de l’année suivante et, si celui-ci ne suffit pas, des années ultérieures.

Sources