FOCUS JEUNE : Travailler à l’étranger

Tu as toujours eu dans un coin de ta tête l’idée de travailler à l’étranger après tes études ? Tu as peur de franchir le pas ? Ugo, 24 ans, est mécanicien pour poids lourds au Royaume-Uni. Il partage avec nous son expérience, les avantages et les inconvénients de la vie d’expatrié.

Peux-tu nous raconter en quelques mots ton parcours, et la raison pour laquelle tu t’es expatrié ?

J’ai toujours vécu à Namur en Belgique, depuis que je suis tout petit. J’ai toujours été très engagé dans mon unité scoute, j’ai rempli les fonctions de chef de patrouille,  chef de section (troupe) et enfin de chef d’unité aux scouts marins à Jambes. Quand ma copine m’a proposé de l’accompagner durant ses quatre ans de post-doctorat à l’étranger, il me semblait évident de la suivre qu’importe l’endroit où elle étudierait.

Avais-tu déjà voyagé avant de partir travailler à l’étranger ?

Oui, après mes études de mécanique à Namur j’ai pas mal bourlingué avec mes potes, que ce soit à vélo, en voiture, en train ou en avion. Randonner en Slovaquie, camper au Danemark, me baigner en Hongrie, traverser l’Espagne en train et skier en Bulgarie m’ont permis d’élargir mes horizons et de m’habituer au changement. Certaines rencontres marquantes m’ont motivées à expérimenter un voyage de quelques années à l’étranger.

Avais-tu des affinités particulières avec le Royaume-Uni ?

Pas vraiment. Ma copine a eu plusieurs propositions sur le continent européen, comme la France ou la Suisse. C’est finalement à Oxford qu’elle a été acceptée. Hormis Gibraltar, je n’avais jamais mis les pieds au Royaume-Uni. Ca fait maintenant deux ans que j’y habite.

Quels sont les aspects positifs et négatifs de vivre à l’étranger ?

Le côté positif est de pouvoir prendre du recul sur la vie que l’on mène, parfois avec des œillères. Cela fait un bien fou de découvrir des activités, de nouveaux endroits et goûter de nouvelles (mauvaises) bières. On prend conscience de ce qui compte vraiment pour nous et on fait un tri dans les activités auxquelles on participait, contacts que l’on fréquentait et objets que l’on possédait. De plus cela me permet d’apprendre l’anglais sur le terrain.

L’aspect le moins cool est que l’on a l’impression de passer à côté de nombreuses choses. Le fait d’être invité à des événements auxquels on ne peut pas participer à cause de la distance est parfois dur à gérer. L’intégration sur place est parfois difficile, car les relations avec les collègues sont plus distantes. Quand le Royaume-Uni faisait encore partie de l’UE je me sentais encore un peu à la maison. Maintenant que le Brexit a été entériné, je me sens loin de chez moi, un peu comme rejeté au sein de ce qui était mon pays il y a encore un mois.

Qu’est-ce qui est différent par rapport à  la Belgique ?

Le fait de rouler à gauche, les prises de courant avec trois fiches plates, les magasins sans personnel, les livres sterling et les relations entre collègues. En Belgique, le vendredi à 16h est souvent synonyme de fête et chacun apporte de quoi réaliser un petit apéro. Ici dès que j’apporte de quoi boire un verre, mes collègues me remercient et remontent dans leur voiture, avec leur Orval dans le coffre. Ce qui me perturbe au niveau professionnel est le fait que le système métrique, pourtant international, n’est pas appliqué ici ! Du coup je me retrouve à parler en inches, yards et miles.

Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à un jeune qui souhaite s’orienter vers ce domaine ?

Je lui dirais de bien peser le pour et le contre de l’expatriation. On a beau se dire qu’on connaît un pays, la réalité peut être différente, notamment au niveau de la mentalité. L’idéal est de faire un test via un stage, ou de se rendre sur place pendant au moins un mois pour voir si la ville, la région ou la culture peuvent coller avec ce qu’il recherche. Personnellement, je pense que j’aurais été plus à l’aise en Suisse.

Merci Ugo d’avoir pris le temps de répondre à nos questions. Nous espérons que ton témoignage a pu éclairer les jeunes qui souhaitent travailler à l’étranger après leurs études.

Plus d’infos ?  

Gaming, e-sport, influenceur.euse : ça commence à payer !

Tu as peut être une passion qui progressivement est devenue une source de revenus ? Tu as développé une compétence qui peut te permettre de gagner de l’argent ? Comment faire pour percevoir ces revenus de façon légale ?

Nouveaux métiers, métiers émergeants, métiers d’avenir ?

Le monde du travail est en perpétuelle évolution. Certains métiers disparaissent, d’autres se créent. On parle alors de métiers émergeants. Ce sont des nouveaux métiers qui n’existaient pas il y a encore quelques années et qui occupent aujourd’hui une place de plus en plus importante sur le marché de l’emploi. Influenceur, créateur de contenu, Youtubeur/euse, e-sportif, pilote de drône, sont les  nouvelles vocations qui rencontrent un franc succès auprès des jeunes.

A côté du secteur de l’influence qui cartonne depuis quelques années, le secteur du gaming est lui aussi en plein développement. Si tu es un fan de jeux vidéo et que tu excelles dans ce domaine, sache que c’est un secteur qui se professionnalise et qui t’offre l’opportunité de monétiser cette compétence. De nombreuses structures ayant pour but de promouvoir et favoriser le développement du gaming ont vu le jour.

Obligations légales ?

Si tu es arrivé à faire de ta passion un moyen de gagner ta vie, il y a cependant des obligations auxquelles tu dois faire face. Nous avons tous l’obligation de déclarer nos revenus professionnels à l’administration fiscale. Pour rappel, un revenu professionnel est constitué des rémunérations (salaires, remboursement du trajet domicile-travail, avantages de toute nature…) et/ou des revenus de remplacement (pensions, prépensions, allocations de chômage, indemnités d’assurance-maladie…).

De plus, qui dit revenus professionnels dit surtout statut. En effet tu  peux percevoir un salaire uniquement dans un cadre précis. En Belgique, il existe deux cas de figure : un salaire en provenance d’un travail effectué à titre indépendant ou en tant que travailleur salarié.

Obligations… Solutions !

En tant qu’étudiant indépendant, tu bénéficies d’un statut spécifique. Parmi les conditions à remplir, tu dois avoir plus de 18 ans et t’acquitter de cotisations sociales forfaitaires de 79,34€/trimestre durant les 3 premières années de ton activité (montant qui sera revu en fonction de tes revenus). En tant qu’indépendant tu peux donc facturer ta prestation à ton client.

Tu peux aussi percevoir ces revenus avec un statut de freelance salarié (Pour plus d’informations consulte notre article « Qu’est-ce qu’un freelance ?).  Dans ce cas tu es sous contrat de travail pour la prestation que tu effectues. Sache qu’il n’y a pas de cotisations sociales trimestrielles à payer car celles-ci sont prélevées sur chaque contrat. Travailler à 18 ans est possible, pour peu que ton contrat respecte la législation relative au travail étudiant. Dans ce cas tu dois passer par une structure (par exemple : Amplo) qui réalisera ton contrat de travail, te paiera ton salaire (en général la semaine suivant ta prestation) et qui ensuite se chargera d’envoyer une facture à ton client.

Cette possibilité s’applique à tous les jeunes : étudiants, non étudiants, jeunes travailleurs, bénéficiaires d’allocations. Veille surtout à bien expliquer au consultant  ta situation pour que le contrat soit juste. De ton côté, renseigne-toi également sur les limites à ne pas dépasser et les éventuelles conséquences de ces revenus (rester fiscalement à charge des parents, impact sur l’allocation de chômage…)

En conclusion, si tu as une passion, un talent, une compétence qui génère un revenu, tu es peut-être en train de créer un métier d’avenir ou tout simplement ton propre métier.  Il est cependant important d’être informé et entouré par des structures qui te permettent de connaître tes droits et tes obligations. Si tu as une idée, lance-toi pour faire de ta vie un rêve et de tes rêves une réalité 🙂

Plus d’informations ?

.

Le Pacte d’excellence, c’est quoi ? Que va-t-il changer ?

De plus en plus, on entend parler du Pacte pour un enseignement d’excellence, ou plus communément du « Pacte d’excellence ». De quoi s’agit-il exactement ? Quelles nouveautés apportera cette grande réforme de l’enseignement ? Qu’est-ce qui changera pour les élèves ? Qui sera concerné et quand ? On fait le point !

C’est quoi, le Pacte d’excellence ?

Le Pacte pour un enseignement d’excellence est un ensemble de réformes dont les principaux objectifs sont de renforcer et améliorer l’enseignement de la maternelle au secondaire, en vue de réduire le redoublement et le décrochage scolaire, grâce à la mise en place d’une série de mesures.

Quels seront les grands changements ?

Le changement majeur est la création d’un tronc commun d’apprentissage, qui sera organisé sur 12 années (de 3 ans à 15 ans). Son objectif est de renforcer les savoirs de base et d’assurer un niveau de connaissances plus élevé pour l’ensemble des élèves. Il vise la pluridisciplinarité et les apprentissages transversaux en s’axant sur des domaines clés tels que la maîtrise de la langue française et les langues modernes, le renforcement à l’éveil et la citoyenneté, la promotion des arts et la culture à l’école, ou encore la valorisation des activités physiques.

Le futur tronc commun apporte son lot de modification en ce qui concerne les cours, comme par exemple :

  • L’apprentissage d’une 2ème langue (néerlandais, anglais ou allemand) dès la 3ème primaire, obligatoirement ;
  • La sensibilisation aux enjeux climatiques à travers les cours scientifiques ;
  • L’apprentissage du latin pour tous les élèves en 2ème secondaire ;
  • L’enseignement plus précoce de certaines matières, comme l’histoire du nazisme, les questions de mondialisation et de migration ;
  • Le passage de deux à trois périodes hebdomadaires pour le cours d’éducation physique.

Après la 3ème secondaire, l’élève entamera trois années d’enseignement secondaire supérieur, organisées en deux branches :

  • Une filière de transition, regroupant l’ensemble des formations actuelles ne menant pas à la maîtrise d’un métier mais s’orientant vers des études supérieures ;
  • Une filière de qualification, reprenant l’ensemble des filières actuelles orientées vers les métiers. Cette filière n’ayant pas pour but de mener à des études supérieures, si un étudiant souhaite en poursuivre, il devra passer une épreuve complémentaire en fin de 6ème année ou réaliser une septième année.

Bien que rien ne soit officiel actuellement, le pacte d’excellence devrait également modifier les rythmes scolaires : les journées d’école pourraient s’allonger d’une heure, consacrée à des activités sportives et culturelles.
La durée des congés scolaires pourrait également être revue : un allongement des congés de détente et un raccourcissement des grandes vacances sont envisagés.

Quand prendra-t-il effet ?

Bien que rien ne soit officiel actuellement, le pacte d’excellence devrait également modifier les rythmes scolaires : les journées d’école pourraient s’allonger d’une heure, consacrée à des activités sportives et culturelles.
La durée des congés scolaires pourrait également être revue : un allongement des congés de détente et un raccourcissement des grandes vacances sont envisagés.

Ce qui change à la rentrée 2020-2021

À partir de cette rentrée, l’école est obligatoire dès l’âge de 5 ans, contre 6 précédemment. Tous les enfants âgés de 5 ans doivent donc être inscrits en 3ème maternelle. Cet abaissement de l’âge de l’obligation scolaire vise à lutter contre l’échec scolaire en primaire, notamment en détectant de façon plus précoce d’éventuelles difficultés d’apprentissage.

Autre changement majeur : l’enseignement maternel est maintenant doté d’objectifs pédagogiques précis. Les compétences de base devant être maîtrisées par tous les enfants à l’issue de leurs trois années de maternel sont définies dans un référentiel destiné au corps enseignant.

Enfin, les mesures dites « de gratuité » sont étendues à la 2ème maternelle. Cela veut dire que les écoles ne peuvent plus réclamer de frais pour l’achat de matériel (feutres, peinture, matériel de bricolage, etc.). Ces mesures seront étendues à la 3ème maternelle dès la rentrée 2021-2022.

Plus d’infos ?

Si tu souhaites décortiquer le Pacte d’excellence en détail, tu retrouveras plus d’informations sur le site www.enseignement.be, le portail officiel de l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Étudier malgré son handicap ? C’est possible !

Depuis plusieurs années, la FWB démontre son souhait de tendre vers une éducation plus inclusive en promouvant ce que l’on appelle « les aménagements raisonnables » dans l’enseignement ordinaire. À travers cette démarche, elle s’engage à garantir les droits des personnes en situation de handicap et de supprimer toute forme de discrimination à leur égard.
La réforme du Pacte pour un enseignement d’excellence met ainsi l’accent sur la nécessité de maintenir les élèves et étudiants à besoins spécifiques dans l’enseignement ordinaire. Tu es concerné par cette thématique ? On la développe pour toi, avec l’aide d’une psychologue.

L’éducation inclusive

L’éducation inclusive est une forme de regroupement social permettant aux élèves à besoins spécifiques de se retrouver dans une classe ordinaire, ainsi que la mise en place de mesures favorisant les apprentissages et leur socialisation. Ils évoluent ainsi inclus dans l’enseignement ordinaire et ne dépendent plus de l’enseignement spécialisé.

Les besoins spécifiques

Un besoin spécifique est un besoin résultant d’une particularité, d’un trouble, d’une situation permanente ou semi-permanente, d’ordre psychologique, mental, physique ou psychoaffectif, faisant obstacle à l’apprentissage et requérant, au sein de l’école, un soutien supplémentaire pour permettre à l’élève de poursuivre de manière régulière et harmonieuse son parcours scolaire dans l’enseignement ordinaire primaire ou secondaire. En effet, « tous les enfants n’ont pas les mêmes besoins, notamment les enfants avec un fonctionnement particulier », nous explique Amandine, la psychologue que nous avons interrogée.

Les aménagements raisonnables

Un aménagement raisonnable est une mesure concrète permettant de réduire autant que possible les effets négatifs d’un environnement inadapté sur la participation d’une personne à la vie en société.

Comme nous l’explique Amandine, les aménagements raisonnables permettent dès lors «d’accompagner l’enfant dans ses apprentissages, en prenant en compte sa situation de handicap et donc ses besoins, en fonction de ses particularités, de ses difficultés et de ses forces.».

Cet accompagnement permet donc à un élève ayant des troubles spécifiques d’apprentissage de participer pleinement aux mêmes activités que les autres élèves mais également de progresser sur un pied d’égalité avec ceux-ci.

L’aménagement peut prendre différentes formes : matérielle, immatérielle, pédagogique, organisationnelle, …

« En fonction des demandes des parents, l’accompagnement peut se faire en individuel, dans la classe, à la maison ou dans différents lieux que fréquente l’enfant (le supermarché, le chemin de l’école à la maison, le tram, etc.).», nous explique Amandine.

Quelles démarches ?

La demande peut être faite par les parents d’un élève mineur, un élève majeur, toute personne investie de l’autorité parentale d’un élève mineur, par le CPMS attaché à l’école, par un membre du conseil de classe ou par la direction de l’établissement.

Toute demande doit être accompagnée d’un diagnostic établi par un spécialiste. Une décision d’un organisme régional chargé de l’intégration des personnes en situation de handicap (AVIQ ou PHARE) peut également servir de base à la demande. Le CPMS peut également être habilité à poser le diagnostic. Pour une première demande, celui-ci doit dater de moins d’un an.

Et dans l’enseignement supérieur ?

Il existe un décret relatif à l’inclusion des étudiants à besoins spécifiques qui impose aux institutions l’obligation d’offrir à l’étudiant, s’il en fait la demande, un accompagnement et des aménagements raisonnables qui auront été définis en fonction de ses besoins individuels et inscrits dans le cadre d’un plan d’accompagnement individualisé (PAI). Il s’agit d’un document organisant la mise en place des différents aménagements qui seront réalisés pour l’étudiant.

Les besoins matériels, pédagogiques, sociaux, culturels, médicaux et psychologiques de l’étudiant seront analysés par le service d’accueil et d’accompagnement, en collaboration avec l’étudiant et les acteurs concernés.

La majorité des établissements ont mis en place des pages spécifiques sur leur site internet, permettant aux étudiants de prendre connaissance des différentes procédures à mettre en œuvre pour bénéficier de ces aménagements. Il est essentiel de consulter ces informations car elles varient en fonction des établissements.

Plus d’infos ?

Retrouve plus d’infos sur le site enseignement.be, le portail de l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Retards et absences scolaires : que risques-tu ?

T’absenter fréquemment de l’école sans raison valable peut entrainer la perte de ton statut d’élève régulier, ce qui t’empêcherait de valider ton année. Bien sûr, il arrive malgré tout qu’un élève soit amené à s’absenter de l’école, s’il peut justifier valablement cette absence. Mais justement, quelles sont les absences considérées comme justifiées ? Combien de jours est-il permis de s’absenter avant d’avoir des ennuis ? Quel est l’impact des absences répétées ou du statut d’élève libre sur ta scolarité ? Infor Jeunes t’explique tout !

La prise des présences

Lorsque tu es inscrit dans un établissement, que tu sois mineur ou majeur, tu dois obligatoirement t’y rendre et suivre les cours. Afin de vérifier que ce soit bien le cas, ton école doit tenir un registre de fréquentation des élèves inscrits, dans lequel sont notées les absences justifiées et injustifiées de chacun. Pour compléter celui-ci, la prise des présences rythme chaque heure de cours. Les absences sont ensuite indiquées dans ce registre, par demi-journée.

Sache que le fait de manquer une seule heure de cours suffit pour que l’école comptabilise une demi-journée d’absence et ce, peu importe le nombre de périodes de cours que cette demi-journée comprend (par exemple : si tu rates une heure de cours le mercredi, il sera considéré que tu as été absent pour l’ensemble de cette demi-journée).

Les absences justifiées

Il existe des raisons pour lesquelles ton absence à l’école peut être admise. Parmi celles-ci, retenons les suivantes :

  • La maladie couverte par un certificat médical, lequel doit être remis pour toute absence supérieure à 3 jours. Attention, le certificat médical ne peut pas justifier les jours d’absence qui précèdent ta consultation médicale ;
  • La convocation par une autorité publique (par exemple : une convocation au service d’aide à la jeunesse) ;
  • Le décès d’un de tes proches.

Peut encore être excusée une absence qui s’explique par la participation d’un élève jeune sportif de haut niveau ou espoir à des activités de préparation sportive (stage, entraînement, compétition, etc.). Si tu te trouves dans cette situation, tu pourras t’absenter maximum 30 demi-jours au total.

Attention, pour excuser valablement ton absence, ton justificatif doit être remis au chef de ton établissement (ou à son délégué) au plus tard le lendemain de ton dernier jour d’absence lorsque celle-ci n’a pas dépassé 3 jours, et au plus tard le quatrième jour d’absence dans les autres cas.

D’autres absences peuvent également être considérées comme justifiées, moyennant la remise d’un justificatif écrit de ta main (si tu es majeur) ou de celle de tes parents (si tu es mineur). Le chef de l’établissement détermine librement s’il estime que le motif de ton absence est légitime ou non (problèmes familiaux, soucis de santé physique ou mentale, transport impossible, etc.). Entre 8 et 16 demi-jours d’absence peuvent ainsi être excusés par la direction. Pour savoir à combien ce chiffre est porté dans ton école, consulte le règlement d’ordre intérieur de celle-ci !

Les absences injustifiées

Si ton absence ne rentre pas dans l’une de ces catégories, elle sera comptabilisée comme une absence injustifiée. Attention, à partir de la 3e secondaire, si tu dépasses les 20 demi-journées d’absence injustifiée au cours de la même année scolaire, tu perdras la qualité d’élève régulier et deviendras donc élève libre. Tu ne pourras alors plus obtenir d’attestation d’orientation ou de certificat à la fin de ton année scolaire. En d’autres termes, celle-ci sera considérée comme échouée et tu devras par conséquent la redoubler. En outre, si tu es majeur, tu risques de te faire exclure de ton établissement !

En tant qu’élève libre, sache toutefois que tu peux adresser une demande  au conseil de classe afin que celui-ci envisage la possibilité de te laisser réaliser tes épreuves de fin d’année.

Les retards

Si ton absence injustifiée est inférieure à la durée d’une période de cours (soit généralement 50 minutes) elle ne sera pas considérée comme telle mais bien comme un retard. C’est le règlement d’ordre intérieur (ROI) de ton école qui prévoit la sanction applicable dans ce cas (par exemple : si tu arrives 25 minutes après le début du cours de gym, il ne s’agira alors pas d’une absence mais bien d’un retard, lequel devra être sanctionné comme le prévoit le ROI).

Plus d’infos ?

Si tu souhaites plus d’informations à ce sujet ou que tu as des soucis suite à des absences ou des retards, n’hésite pas à nous contacterhttps://www.inforjeunesmons.be/notre-centre/contact/ !

Tout savoir sur le revenu d’intégration

Il peut arriver au cours d’une vie que tu aies besoin d’un coup de main pour diverses raisons : reprise d’études, séparation de tes parents ou encore prise en main de ton autonomie. Sache que si tu n’arrives pas à joindre les deux bouts, le revenu d’intégration sociale peut être une solution temporaire. Infor Jeunes t’expose les conditions requises afin de pouvoir en bénéficier.

Si tes revenus sont insuffisants et que tu ne peux pas changer cette situation, tu as le droit de bénéficier d’une aide du CPAS (Centre Public d’Action Sociale). Il s’agit du revenu d’intégration social, autrement appelé RIS.

Quelles sont les conditions à remplir pour bénéficier du RIS ?

Les demandes pour l’obtention d’un RIS doivent être adressées au CPAS de la commune où tu es domicilié. Afin de bénéficier de cette aide, tu dois fournir certaines informations telles que ton identité, le montant de tes revenus, ceux des membres de ta famille, etc. De plus, tu es également dans l’obligation de répondre aux conditions suivantes :

  • Être belge, apatride/réfugié reconnu, étranger inscrit au registre de la population ou citoyen de l’Union européenne bénéficiant d’un droit de séjour supérieur à 3 mois ;
  • Être âgé de 18 ans minimum, sauf pour les mineures enceintes, émancipées par le mariage ou ayant un ou plusieurs enfants à charge ;
  •  Résider habituellement et effectivement en Belgique de façon permanente et légale ;
  •  Avoir un revenu « insuffisant » (inférieur au revenu d’intégration) et être dans l’incapacité d’y remédier par des efforts personnels ;
  •  Être disposé à travailler, à moins de justifier des raisons de santé ou d’équité.

Après analyse de ta demande, c’est le CPAS qui décidera si oui ou non tu es en droit de percevoir une aide financière.

À quel montant as-tu droit ?

Le montant dépend de ton statut (isolé, cohabitant, avec enfants à charge). Lorsque tu vis :

  •  Si tu vis avec une ou plusieurs personne(s) et que tu es considéré comme cohabitant, tu appartiens à la catégorie « cohabitant ». Le revenu d’intégration s’élèvera donc à 626,74 euros par mois ;
  • Seul, tu appartiens donc à la catégorie « isolé ». Tu as la possibilité d’obtenir 940,11 euros par mois ;
  • Avec au moins un enfant mineur, tu appartiens à la catégorie « personne vivant avec une famille à charge ». Le RIS s’étend alors à 1.270,51 euros par mois. Sache que celui-ci peut également être partiel : si tu perçois déjà certains revenus (allocations familiales, pensions alimentaires, etc.), tu devras les déduire du RIS auquel tu as normalement droit.

Attention aux sanctions

Si tu oublies de déclarer des ressources ou si tu fais des déclarations incorrectes, le paiement du RIS peut être totalement ou partiellement suspendu pour une période de 6 mois maximum. À toi de veiller à ce que toutes les informations que tu donnes au CPAS soient correctes. Si tu as des questions, n’hésite pas à te rendre au CPAS de ta commune ou dans l’un de nos centres Infor Jeunes.

Plus d’infos ?

Quels sont les différents types de vacances ?

Tu es entré dans le monde du travail récemment et tu espères pouvoir prendre des jours de congé pour partir en vacances ? Tu as cependant entendu dire qu’il faut avoir travaillé un certain temps avant de pouvoir en bénéficier ? Sache que si tu es salarié (employé ou ouvrier), il existe trois types de vacances auxquelles tu peux prétendre. Infor Jeunes te les détaille dans ce qui suit.

Les vacances annuelles

Les vacances annuelles sont calculées sur base de l’ensemble de tes prestations de travail de l’année civile précédente, autrement appelée année de référence. Pour l’année 2020, on tient compte de tes prestations de 2019. Le calcul se fait au regard du nombre total de mois accomplis si tu es employé ou de jours prestés si tu es ouvrier.
Si tu as travaillé pendant toute l’année 2019 et que tu étais occupé 5 jours par semaine, tu auras automatiquement droit à 4 semaines de vacances/20 jours.
Si par contre tu n’as travaillé que pendant une partie de l’année 2019 (par exemple : tu as fini tes études en juin et tu as commencé à travailler en septembre), le nombre variera en fonction du nombre de mois ou de jours de travail. Dans ce cas, tu pourras éventuellement compléter ton nombre de jours de vacances annuelles avec ton droit aux vacances jeunes ou européennes. Attention, la durée totale de tes vacances ne pourra en aucun cas dépasser 4 semaines. Pour plus d’informations sur le calcul, tu peux te rendre sur le site de securex.eu.
Si tu es employé, tu perçois ta rémunération habituelle pendant tes vacances annuelles. En tant qu’ouvrier, le montant total correspondant à ces vacances t’est versé une fois par an au même moment que ton double pécule de vacances.

Les vacances jeunes

Afin de pouvoir bénéficier des vacances jeunes, il faut d’abord que tu répondes aux conditions suivantes :

  • Être âgé de moins de 25 ans au 31 décembre de l’année où tu as commencé à travailler ;
  • Avoir terminé tes études, ton apprentissage ou ta formation au cours de l’année où tu as commencé à travailler ;
  • Être lié pendant au moins un mois par un ou plusieurs contrats de travail au cours de l’année où tu as commencé à travailler. Un contrat de travail étudiant ne peut pas être pris en compte.

Tu dois ensuite remplir le formulaire C103 que tu obtiens auprès de la CAPAC, d’un syndicat ou d’un bureau de chômage de l’ONEM.

Si ta demande est acceptée, tu auras droit aux vacances jeunes l’année suivante (par exemple : si tu introduis ta demande cette année, tu bénéficieras des vacances en 2021). Pour ces jours, tu percevras une allocation de l’ONEM qui s’élève à 65% de ta rémunération brute et plafonnée à 2.323,18 € par mois.

Les vacances européennes

Si tu ne peux pas prétendre ou plus aux vacances jeunes, tu as la possibilité de recourir aux vacances européennes pour compléter tes vacances annuelles. Les conditions sont moins strictes puisqu’il suffit d’avoir travaillé au moins 3 mois pendant l’année civile au cours de laquelle tu désires prendre tes congés. Après ce délai de 3 mois, tu as droit à 5 jours de congé. Ensuite, le nombre évolue de la même manière que pour les vacances annuelles. Pendant tes congés européens, tu perçois le même salaire que lorsque tu travailles. Cependant, le montant correspondant sera déduit de ton pécule de vacances de l’année suivante et, si celui-ci ne suffit pas, des années ultérieures.

Sources

La mutuelle, à quoi ça sert ?

Qu’est-ce que la mutuelle ? Quel est son fonctionnement ? Tu as déménagé et tu souhaites savoir s’il est possible de rester à charge de tes parents ? Es-tu réellement obligé d’en avoir-une ? Toutes ces questions peuvent dans un premier temps te faire peur, mais Infor Jeunes est là pour t’éclairer sur le sujet.

C’est quoi une mutuelle ?

La mutuelle est un organisme de protection sociale garantissant à tout individu le droit à certaines prestations lorsqu’une situation le prive d’une partie (ou) de la totalité de ses revenus (maladie, chômage, etc.) ou engendre des frais à supporter (soins de santé, éducation des enfants, etc.). Elle permet de bénéficier de trois types d’assurances sous certaines conditions :

  • L’assurance obligatoire de base (sécurité sociale)
    Dès que tu t’inscris dans une mutuelle, tu bénéficies de l’assurance obligatoire. Cette assurance qui est identique dans chaque organisme te permet d’être remboursé des frais médicaux (ex: visites chez le médecin, certains médicaments, examens médicaux).

Elle te donne aussi droit à d’autres avantages comme le bénéfice des revenus de remplacement en cas de maladie de courte ou de longue durée ainsi que durant un congé de maternité ou de paternité.

  • L’assurance complémentaire (services des mutuelles)
    L’assurance complémentaire est aussi obligatoire dès lors que tu t’inscris dans une mutuelle. Elle existe dans toutes les mutuelles, mais les remboursements octroyés peuvent être différents en fonction de celle-ci.

Cette assurance complémentaire te permet de bénéficier de diverses interventions telles que la contraception, l’inscription à un club sportif, les consultations chez une diététicienne, les cours d’auto-école, l’achat de lunettes, le prêt de béquilles, etc.

Sache qu’il existe un organisme public, la CAAMI (Caisse auxiliaire d’assurance maladie-invalidité), qui octroie uniquement les prestations de l’assurance obligatoire de base sans proposer d’assurance complémentaire.

Tu seras donc couvert pour tous les services que la sécurité sociale prend en charge (médecin, hospitalisation en chambre commune, opérations, etc.).

  • Les assurances hospitalisation ou dentaire
    Si tu pratiques des activités à hauts-risques, que tu présentes des soucis de santé importants ou que tu veux être particulièrement couvert en cas d’accident, il existe certaines assurances. Celles-ci te permettent d’obtenir des remboursements plus importants lors d’une hospitalisation. Cette souscription est payante et certains organismes t’obligent à prester un stage d’attente, en général de six mois, pendant lequel tu n’es pas couvert.

Quelle mutuelle choisir ?

Par facilité, beaucoup de jeunes restent affiliés à la mutuelle de leurs parents. Dans le cas contraire, il est intéressant que tu puisses comparer les avantages octroyés par les différentes mutuelles et choisir selon ta situation celle qui t’offre le plus d’avantages.

N’hésite pas à te rendre dans le centre Infor Jeunes le plus proche pour avoir plus d’informations ou à parcourir la FAQ de notre site www.inforjeunes.be.

Plus d’infos

Sur l

Forem, Onem, qui fait quoi ?

Tu viens de terminer tes études et le nom de ces deux institutions te dit quelque chose ? Tu sais que tu vas devoir t’adresser à elles … mais pour quoi exactement ?
Quoiqu’étroitement liées, le Forem et l’Onem sont en effet deux entités distinctes qui ont des attributions différentes. On va t’expliquer tout ça !

Quel est le rôle du Forem ?

Tu viens de terminer tes études ? Bienvenue dans le monde du travail ! Le premier réflexe qui t’est vivement conseillé d’adopter est de t’inscrire comme demandeur d’emploi auprès du FOREM directement après la fin de ton cursus scolaire. Tu peux effectuer les démarches en ligne ou directement dans l’un des bureaux du Forem le plus proche de chez toi. Tu devras dès lors patienter 310 jours avant de pouvoir bénéficier d’une allocation de chômage. Cette période de transition est appelée « stage d’insertion ». Ce moment d’attente est la période qui débute après tes études au moment de ta première inscription au Forem. Ton rôle sera alors de rechercher activement un emploi.
Sache qu’un conseiller Forem te contactera durant cette période de recherche afin de t’accompagner dans tes diverses démarches. Il s’occupera également de t’informer et de t’orienter vers des formations ou des aides à l’emploi (passeport A.P.E).

L’organisme propose plus de 250 formations pour pallier à des métiers en pénurie ou en crise (instituteur, plombier, maçon…). Celles-ci pourraient en effet déboucher sur un emploi et te permettraient également de te réorienter en cas de besoin. Si tu souhaites obtenir la liste des jobs en pénurie, rends-toi sur le site du Forem : métiers porteurs.

Attention, il ne faut pas oublier que le Forem contrôle également tes efforts en matière de recherche d’emploi et en cas d’évaluation négative, tu pourrais être sanctionné. Il est dans ton intérêt de respecter les conseils de ces professionnels, sois donc vigilant.

Et l’onem dans tout ça ?

L’Onem quant à lui, est une institution publique de sécurité sociale qui s’occupe du système d’assurance-chômage.
Si le Forem estime que ton dossier est en ordre, c’est bien l’Onem qui déterminera de ton droit aux allocations de chômage (ou d’insertion) ainsi que le montant qui te sera octroyé. L’institution est également chargée de la vérification des allocations payées par les organismes de paiement (les syndicats ou la CAPAC). On peut donc le considérer comme un organe exécutif du Forem.
Enfin, c’est également l’Onem qui octroie le droit à un jeune demandeur d’emploi de vivre une expérience à l’étranger, en lui accordant par exemple, une interruption de stage d’insertion. Si tu souhaites avoir plus d’informations sur ce sujet, n’hésite pas à te rendre sur le site de l’Onem.

What’s next ?

Tu l’auras compris, il n’est pas toujours facile de comprendre le rôle de ces deux institutions. Si tu souhaites obtenir plus de détails sur les démarches à effectuer après tes études, sache qu’Infor Jeunes a également créé la brochure « What’s next ?« . Celle-ci répondra à toutes tes questions.

Plus d’infos ?

Et si tu te joignais au Forum des Jeunes ?

Tu as entre 16 et 30 ans et tu as envie de t’engager en tant que citoyen ? Tu as une voix et tu aimerais l’exprimer ? Alors il y a de grandes chances que le Forum des Jeunes t’intéresse ! On t’explique ici d’où il vient, comment il fonctionne et quelles sont ses missions.

Le Conseil de la Jeunesse s’offre un nouveau visage

Tu avais peut-être déjà entendu parler du Conseil de la Jeunesse ? C’est tout simplement l’ancien nom du Forum des jeunes, qui a évolué par la même occasion. En effet, suite à des difficultés rencontrées par le Conseil de la Jeunesse, les jeunes qui faisaient partie de son Assemblée Générale ont pris conscience que la formule devait se réinventer . Il était notamment question de prendre davantage en compte le désir de participation active des jeunes. De là est ainsi né, en mai 2019, le Forum des Jeunes.

Les mots d’ordre de ce nouvel organisme sont : «Écouter, se rassembler et agir». Écouter les projets, revendications et idées innovantes des jeunes concernant leur avenir . Se rassembler au sein d’un forum citoyen pour réfléchir ensemble aux revendications des jeunes. Agir en établissant un plan d’action et en diffusant le message des jeunes, en les représentant à tous les niveaux.

Mais c’est quoi, exactement ?

Ce forum est en fait le porte-parole des jeunes âgés de 16 à 30 ans en Fédération Wallonie-Bruxelles. Grâce à lui, tous les jeunes qui le souhaitent peuvent exprimer des avis sur les sujets qui leur tiennent à cœur : climat, développement durable, égalité sociale, emploi, toute thématique liée à la jeunesse est possible.

Les échanges favorisés par les activités du Forum des Jeunes offrent aux jeunes la possibilité de se questionner sur des enjeux locaux, nationaux et internationaux ayant un impact sur la jeunesse.

Comment ça fonctionne ?

L ’organisation de ce forum est centrée autour de projets concrets que des jeunes issus d’horizons différents auront décidé de mener collectivement.

Ce collectif écoute les voix des jeunes et les fait résonner via l’émission d’avis officiels portant une parole collective et représentative de la diversité, mais aussi via la représentation des jeunes lors de conférences nationales et internationales, ainsi qu’à travers la réalisation de projets d’initiative citoyenne. Ces projets sont définis lors de journées participatives mettant en lumière les principales préoccupations des jeunes belges francophones.

En plus d’exercer un rôle de plaidoyer politique, le Forum des Jeunes met la participation des jeunes au cœur de ses actions. Concrètement, il permet la réalisation de projets par et pour les jeunes, les rendant acteurs de la société.

Quelles sont ses missions principales ?

Le Forum des jeunes suit trois grandes missions :

  • Porter la vision de la jeunesse belge aux décideurs de notre pays et à l’étranger
  • Défendre les idées des jeunes et concrétiser leurs projets ;
  • Rendre les jeunes acteurs de la société de demain.

Ensemble, ces trois missions permettent au Forum des jeunes de poursuivre l’un des objectifs principaux du secteur Jeunesse : former des CRACS, des Citoyens responsables, actifs, critiques et solidaires.

Plus d’infos

www.forumdesjeunes.be